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L'Egypte ne rappellerait pas son ambassadeur en Israël

« A l'heure actuelle, aucune procédure n'a été lancée pour rappeler l'ambassadeur égyptien en Israël », a déclaré mardi un diplomate égyptien, écartant la menace brandie samedi après la mort de cinq policiers égyptiens près de la frontière israélienne. Samedi, le gouvernement égyptien avait posté un communiqué sur son site Internet - qu'il a retiré par la suite - affirmant que la mort des Égyptiens constituait une violation du traité de paix israélo-égyptien de 1979 et que l’Égypte rappellerait son ambassadeur en signe de protestation. L'ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et d'autres candidats à la présidence égyptienne avaient également demandé lundi le retour immédiat de l'ambassadeur égyptien, un renforcement des troupes déployées dans le Sinaï et la comparution devant la justice égyptienne des Israéliens responsables de la mort des cinq policiers.

Ces décès, que Le Caire a imputés à Israël, ont donné lieu à la plus grave crise diplomatique entre les deux pays depuis le renversement du président Hosni Moubarak en février et à quatre jours de manifestations autour de l'ambassade d'Israël au Caire. Des discussions discrètes ont suivi, Israël a exprimé ses regrets pour la mort des Égyptiens et des rencontres ont eu lieu avec des diplomates américains et onusiens de haut rang.

Les cinq policiers ont trouvé la mort alors que Tsahal traquait des activistes qui avaient tué huit Israéliens, le 18 août, près du port d'Eilat. Israël a annoncé l’ouverture d’une enquête, mais le conseiller israélien à la sécurité nationale a déclaré qu'aucune enquête conjointe n'était prévue et que les deux états partageraient les résultats de leurs investigations séparées.

L'agence officielle égyptienne Mena a cité un rapport des forces de maintien de la paix de l'ONU à la frontière avec Israël. D'après ce rapport, les soldats israéliens ont traversé la frontière pour poursuivre les activistes dans le Sinaï, avant d'ouvrir le feu sur les gardes frontières égyptiens, tuant au moins cinq personnes et incitant les forces égyptiennes à les affronter. Selon Mena, le rapport fait état de « deux violations par les troupes israéliennes : le passage en territoire égyptien et les tirs effectués du côté égyptien ».

 

« A l'heure actuelle, aucune procédure n'a été lancée pour rappeler l'ambassadeur égyptien en Israël », a déclaré mardi un diplomate égyptien, écartant la menace brandie samedi après la mort de cinq policiers égyptiens près de la frontière israélienne. Samedi, le gouvernement égyptien avait posté un communiqué sur son site Internet - qu'il a retiré par la suite - affirmant que la mort des Égyptiens constituait une violation du traité de paix israélo-égyptien de 1979 et que l’Égypte rappellerait son ambassadeur en signe de protestation. L'ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et d'autres candidats à la présidence égyptienne avaient également demandé lundi le retour immédiat de l'ambassadeur égyptien, un renforcement des troupes déployées dans le Sinaï et la comparution devant la...