Un groupe radical palestinien de Gaza, les Comités de résistance populaire (CRP), mis en cause par Israël, a nié vendredi être responsable des attaques meurtrières anti-israéliennes de jeudi dans le sud d'Israël. "Nous saluons (cette opération) et nous en sommes fiers, mais nous ne la revendiquons pas", a déclaré à l'AFP le porte-parole des CRP, Abou Moudjahid, lors des funérailles de cinq activistes tués jeudi lors d'un raid de représailles israélien à Rafah (sud du territoire). "L'occupation (israélienne) veut nous faire porter la responsabilité de cette opération afin d'échapper à ses turpitudes internes", a expliqué le porte-parole.
Les autorités israéliennes ont accusé les CRP d'être directement "impliqués dans les attaques terroristes coordonnées" dans la région d'Eilat, près de la frontière égyptienne, qui ont tué huit Israéliens --six civils, un soldat et un policier.
Quatre dirigeants des CRP, dont le chef de cette organisation, Kamal al-Nayrab, et un militant ont trouvé la mort jeudi lors d'une frappe aérienne israélienne sur Rafah, à la frontière avec l'Egypte. Les CRP ont réitéré leur promesse de "tout faire" pour les venger. "Les occupants (israéliens) viennent juste d'ouvrir une porte à la vengeance qu'ils ne pourront pas refermer", a averti Abou Moudjahid. "Il s'agit d'une escalade injustifiée et nous, au sein des CRP, ne sommes plus tenus par aucune obligation (d'accord)", a ajouté le porte-parole en faisant allusion à la fragile trêve observée depuis le 10 avril à l'encontre d'Israël par les principales organisations armées de Gaza.
Les CRT, qui n'ont aucune présence en Cisjordanie, ont été fondés dans la bande de Gaza peu après le début de la seconde Intifada (fin septembre 2000). Ils fédèrent des activistes radicaux issus de tous les mouvements palestiniens, islamistes ou nationalistes.
Les autorités israéliennes ont accusé les CRP d'être directement "impliqués dans les attaques terroristes coordonnées" dans la région d'Eilat, près de la frontière...

