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Culture - Ehdeniyat

« Métanoia », ou l’eau dans tous ses états

Dans le cadre du Festival de Ehden, au cours d’une exposition baptisée « Métanoia », six artistes se sont penchés sur le thème de l’eau et ont présenté six différentes lectures artistiques dans l’espace de la Koubrah. Jusqu’au 21 août.

L’entrée de l’espace Koubrah.

C’est à l’initiative de l’association al-Midane que les murs de la Koubrah ont accueilli les travaux de six artistes natifs de Zghorta. Une approche pluridisciplinaire baptisée « Métanoia » qui invite le regard à une reconversion et à cet éveil qui fait de chaque homme un être unique et spécial.
Pour prendre conscience de la richesse de la nature, création de Dieu. Pour prendre conscience de la richesse en soi, mais parallèlement de la petitesse de l’homme par rapport à l’univers. Et enfin, pour prendre conscience de l’autre côté, beaucoup plus grand, plus long et plus présent, Roumanos Moukarzel, Samih Zaatar, Antoine el-Alam, Boulos Khawam, Jamil Ghaleb et Alexy Frangié ont conjugué leurs efforts et ont ouvert, à travers leur discipline artistique, des fenêtres sur ce qui nous entoure. Des travaux certes indépendants l’un de l’autre, mais unis par le même thème : celui de l’eau. Dans cette eau où tout être se baptise et se purifie pour une autre vie.

Reflet de soi
C’est l’installation en verre et en eau d’Antoine al-Alam qui accueille le visiteur à l’entrée, invitant le regard à se refléter dans cette transparence et cette translucidité qui tendent à se raréfier sur notre planète. En dénombrant les sources qui se sont taries à Ehden, il incite le visiteur à prendre conscience de cet homme qui se phagocyte lui-même. Plus loin, les aquarelles abstraites de Jamil Ghaleb, accompagnées de performances acoustiques, mélangent le son et le visuel dans un espace subliminal.
À l’étage supérieur de la Koubrah, ce sont les photos grand format de Samih Zaatar qui illustrent cet éveil auquel tend l’artiste. Des yeux grands ouverts sur le monde. Des yeux qui défient les limites du temps et plongent le visiteur dans cet espace aquatique qu’est le Styx, qui mène vers l’Hadès. Que sommes-nous, où allons-nous et que faisons-nous de notre vie. Trois questions que semble poser cet artiste habité par son art. « Je ne réalise pas de clichés esthétiques, mais une simple inspection intérieure avec les outils qui sont à ma portée. » Cette introspection est reprise en écho, différemment, mais par une seule voix. Celle de Roumanos Moukarzel qui décrit, par ses acryliques sur papier, les circonvolutions de l’eau évoquant des rythmes du cœur ou des sentiers du cerveau. Par une touche libre, débridée et en noir et blanc, le portraitiste qui partage son temps entre Londres et Ehden plonge son regard (et le nôtre) dans un magnifique plein/vide multidimensionnel et donne à voir un paysage dur et complexe, tout comme la relation qu’entretient l’homme avec son environnement.
À son tour, Boulos Khawam inscrit sur le mur qu’il a lui-même construit (à l’ancienne) des réminiscences du passé et le futur déjà lézardé. Une installation en trois dimensions, qui évoque l’état de la nature et de l’homme.
Enfin, Alexis Joffre Frangié, qui expérimente depuis son jeune âge les différentes formes d’images digitales, séquentielles ou mouvantes, réalise une confrontation entre le statique et le dynamique, et incite à prendre conscience du moindre détail qui nous entoure. Arrêt sur images.

C’est à l’initiative de l’association al-Midane que les murs de la Koubrah ont accueilli les travaux de six artistes natifs de Zghorta. Une approche pluridisciplinaire baptisée « Métanoia » qui invite le regard à une reconversion et à cet éveil qui fait de chaque homme un être unique et spécial. Pour prendre conscience de la richesse de la nature, création de Dieu. Pour prendre conscience de la richesse en soi, mais parallèlement de la petitesse de l’homme par rapport à l’univers. Et enfin, pour prendre conscience de l’autre côté, beaucoup plus grand, plus long et plus présent, Roumanos Moukarzel, Samih Zaatar, Antoine el-Alam, Boulos Khawam, Jamil Ghaleb et Alexy Frangié ont conjugué leurs efforts et ont ouvert, à travers leur discipline artistique, des fenêtres sur ce qui nous entoure. Des travaux...
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