Le milieu de terrain de la Squadra Azura fête avec ses coéquipiers son but inscrit face aux Espagnols lors du match amical disputé à Bari et qui s’est terminé par une victoire de l’Italie 2-1. Tiziana Fabi/AFP
Les Espagnols, après avoir été intouchables au cours de ces dernières années, remportant tour à tour l’Euro 2008 et le Mondial 2010, semblent aujourd’hui vulnérables.
Certes, il ne s’agissait mercredi que d’un match amical, mais certains signaux émis lors de cette rencontre sont tout de même à prendre en compte.
Cesare Prandelli, le sélectionneur de l’équipe d’Italie, a ainsi mis en place une tactique innovante pour venir à bout de l’Espagne.
Au lieu de jouer avec un avant-centre traditionnel, il a choisi un système avec deux buteurs, connus pour leur propension à décrocher pour aller rechercher les ballons. La profondeur de jeu était, elle, assurée par les arrières latéraux, Domenico Criscito et Christian Maggio.
L’idée de Prandelli était de priver les arrières centraux espagnols d’une cible trop facile à marquer et d’utiliser les milieux pour plonger dans le dos des défenseurs ibériques.
Cette tactique a fonctionné quand Riccardo Montolivo s’est engagé dans la brèche laissée par Piqué et Albiol, réceptionnant la passe de Criscito et battant Casillas après seulement 11 minutes de jeu.
L’Italie a notamment été dangereuse en contre, et Casillas a dû se déployer sur deux magnifiques arrêts face aux attaquants Giuseppe Rossi et Antonio Cassano.
Malgré un pénalty à la 37e minute, il a fallu attendre la seconde période pour voir l’Espagne réagir.
Mais sur un contre, Alberto Aquilani est venu contre le cours du jeu offrir une victoire de prestige à la Squadra Azzurra sur une déviation plutôt heureuse, qui a pris Valdes totalement à contre-pied.
À la décharge des Ibères, la Roja déplorait des absences importantes comme celles de Xavi, Puyol ou encore Villa, et sur les sept joueurs du Barca qui formaient l’ossature de l’équipe championne du monde, seuls deux étaient dans le onze de départ contre l’Italie.
À en croire l’entraîneur de l’AS Roma, l’Espagnol Luis Enrique, il y a d’ailleurs assez peu d’enseignements à tirer de cette défaite.
« C’était un match amical et ce n’est pas dans ce type de rencontre que l’on peut juger la valeur d’une équipe », a relativisé l’ancien international espagnol.
Si l’Espagne a laissé entrevoir quelques points faibles mercredi, notamment en défense, parler de leur déclin serait donc prématuré.


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