« Seule une cessation immédiate des violences de la part des autorités syriennes et l'ouverture d'un dialogue pacifique avec l'opposition et la société civile peuvent rendre cohérente toute annonce quelle qu'elle soit en matière de réforme ou de futures élections », a déclaré lundi le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué. « En l'absence d'un arrêt de la répression violente, ces annonces ne peuvent avoir aucune crédibilité », a-t-il ajouté, faisant allusion aux promesses du président Assad d'organiser des élections libres, d'instaurer le multipartisme et de lever l'état d'urgence.
La Farnesina « condamne fermement » la « poursuite obstinée de la répression par le régime de Assad, une répression qui a un coût humain inacceptable » et se poursuit « en dépit des appels de la communauté internationale, y compris des pays de la région », a noté la diplomatie italienne.
Le 2 août, l'Italie avait rappelé son ambassadeur en Syrie, Achille Amerio, pour consultations, « face à l'horrible répression contre la population civile ». Elle avait également interrompu ses programmes de coopération avec la Syrie, après la mort de 164 personnes principalement dans la ville de Hama, un des bastions de la contestation.
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