Lobsang Sangay, un juriste de 43 ans, a prêté serment lundi en tant que nouveau Premier ministre du gouvernement tibétain en exil et successeur politique du dalaï lama. M. Sangay a prêté serment lors d'une cérémonie présidée par le dalaï lama dans le temple Tsuglagkhang, le centre spirituel de Dharamsala, une ville située dans le nord de l'Inde où est basé le gouvernement en exil.
Après les traditionnelles offrandes de thé et de riz sucré, M. Sangay a prêté serment exactement neuf secondes après 09H09 locales, le chiffre 9 étant associé à la longévité.
Le dalaï lama, 76 ans, avait annoncé en mars son intention de renoncer à son rôle politique de chef du mouvement des Tibétains en exil, essentiellement symbolique, et de transmettre ses responsabilités à un nouveau Premier ministre aux pouvoirs élargis. Il conservera toutefois son rôle de chef spirituel. M. Sangay a été élu fin avril parmi deux autres candidats.
Cette transition politique historique va donner au nouveau Premier ministre une position beaucoup plus en vue que celle de ses prédécesseurs.
Le parcours de Lobsang Sangay, né dans une région productrice de thé dans le nord-est de l'Inde, rompt avec le passé où de vieilles figures religieuses dominaient la vie politique du mouvement tibétain. Cet expert en droit international n'a jamais vécu au Tibet et ne s'y est même jamais rendu.
Lors d'un récent entretien avec l'AFP, il avait assuré qu'il soutenait pleinement la formule de la "voie moyenne" voulue par le dalaï lama, c'est-à-dire une "autonomie significative" du Tibet sous administration chinoise, plutôt qu'une indépendance pure et simple de la région.
Tout en insistant sur le fait que le dalaï lama était irremplaçable, il avait souligné le désir de la communauté tibétaine de "voir une jeune génération prendre la direction" du mouvement.
Après les traditionnelles offrandes de thé et de riz sucré, M. Sangay a prêté serment exactement neuf secondes après 09H09 locales, le chiffre 9 étant associé à la longévité.
Le dalaï lama, 76 ans, avait annoncé en mars son intention de renoncer à son rôle politique de chef du mouvement des Tibétains en exil, essentiellement symbolique, et de transmettre ses responsabilités à un nouveau Premier ministre aux pouvoirs élargis. Il...

