Le 39, chiffre porte-malheur des plaques d’immatriculation afghanes
OLJ /
le 04 août 2011 à 00h49
Sur le parking d’un vendeur de véhicules d’occasion des faubourgs de Kaboul, trois berlines, un engin de chantier et un camion-benne semblent voués à ne jamais trouver acquéreurs car marqués du sceau de l’infamie : leur plaque d’immatriculation porte le nombre 39. La légende, largement répandue à travers l’Afghanistan, veut que la mauvaise réputation du 39 soit née à Hérat, la grande ville de l’ouest, où il était le surnom d’un souteneur notoire, tiré du chiffre qui ornait la plaque d’immatriculation de sa voiture. Depuis, le mot 39 est devenu en dari (persan afghan) un synonyme de « proxénète », raillerie confinant à l’insulte dans ce pays ultraconservateur. Personne ne sait si l’histoire est authentique ou inventée, et les avis varient quant à son époque d’origine, mais elle a gagné une grande partie du pays, et son impact aujourd’hui est bien réel. « Ce n’est plus seulement un phénomène social, c’est devenu un problème économique pour nous », explique un vendeur de véhicules d’occasion, Saïd Mohammad Zaman. « Cela fait des mois qu’ils sont là et personne ne les achète », dit-il en montrant du doigt les cinq véhicules au 39, sans désespérer de tomber un jour sur des acheteurs venus d’une province où le phénomène est moins répandu. « Tout ça, c’est bon pour les idiots, c’est de la superstition », réagit Mohammad Bashir Haqjo, membre du syndicat des vendeurs de voitures, « mais cela provoque une perte économique importante pour quiconque se retrouve d’une façon ou d’une autre avec le 39 ». Le sujet met en rage les responsables des services routiers. « Ce sont les illettrés qui font attention à de telles balivernes », estime Nooruddin Hamdard, chef du service de la circulation à Kaboul, qualifiant la légende « d’infondée et ridicule ». (Source : AFP)
Sur le parking d’un vendeur de véhicules d’occasion des faubourgs de Kaboul, trois berlines, un engin de chantier et un camion-benne semblent voués à ne jamais trouver acquéreurs car marqués du sceau de l’infamie : leur plaque d’immatriculation porte le nombre 39.La légende, largement répandue à travers l’Afghanistan, veut que la mauvaise réputation du 39 soit née à Hérat, la grande ville de l’ouest, où il était le surnom d’un souteneur notoire, tiré du chiffre qui ornait la plaque d’immatriculation de sa voiture. Depuis, le mot 39 est devenu en dari (persan afghan) un synonyme de « proxénète », raillerie confinant à l’insulte dans ce pays ultraconservateur. Personne ne sait si l’histoire est authentique ou inventée, et les avis varient quant à son époque d’origine, mais elle a gagné une...
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