En face, dans certains milieux du 8 Mars, en particulier chez les alliés organiques du régime syrien, tels le PSNS ou l’ancien président Émile Lahoud, la radicalisation se fait en sens inverse, certains accusant les contestataires islamistes de se livrer à des « crimes contre l’humanité ».
Pour le député Mohammad Machnouk, membre du bloc du Futur, le mouvement de contestation en Syrie ne se terminera qu’avec le départ du régime et la victoire du peuple après 40 ans de pouvoir exercée d’une main de fer.
« Le régime peut réussir à mener des assauts dans toutes les villes, mais tout cela montre qu’il est en train de perdre la guerre », a ajouté M. Machnouk, pour qui la Syrie s’est aujourd’hui transformée en « scène » après avoir été un « acteur régional ».
Écartant l’éventualité d’une guerre civile dans ce pays, le député a déploré « l’incapacité arabe » et « l’embarras turc » à l’égard des événements qui s’y déroulent, dénonçant notamment « l’absence de position saoudienne ».
Pour ce qui est du Liban, M. Machnouk a souligné que « l’insuffisance de solidarité avec le peuple syrien est due aux effets de l’occupation de Beyrouth par les porteurs d’armes ».
Son collègue Ahmad Fatfat a souligné que ce qui se passe en Syrie « a dépassé la limite de la logique et de l’acceptable ».
« Nous assistons à des massacres tels que personne n’en a encore perpétré dans la région. Il est donc logique que le peuple libanais sorte de son silence. Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est pas la prise de position politique, qui est avec qui et contre qui, c’est un soutien au peuple syrien et l’exigence de l’arrêt des massacres et de la violence contre le peuple », a dit M. Fatfat.
« Il n’est pas question pour nous d’intervenir de manière directe, mais il nous est demandé de ne pas nous taire, car le silence est mortel », a-t-il ajouté.
Lundi soir, le bureau politique Kataëb avait noté que la situation en Syrie « prend des proportions tragiques ». « Nous nous étions engagés à ne pas nous ingérer dans les affaires d’autrui, mais cela ne signifie pas qu’il est permis de se taire face aux violations des droits de l’homme et la violence injustifiée de la part de l’État contre les citoyens pacifiques », ont ajouté les Kataëb.
Hier, le député Kataëb Élie Marouni est revenu à la charge réclamant de la communauté internationale qu’elle agisse « par tous les moyens » pour « mettre un terme aux massacres et donner aux peuples leurs droits ».
« Au début, nous refusions de commenter ce qui se passait en Syrie parce que nous considérions qu’il s’agissait d’une question intérieure. Mais, aujourd’hui, l’odeur du sang versé à Hama se répand partout dans le monde », a souligné M. Marouni.
« Désormais, il faut des actes et pas seulement des mots. Si le Conseil de sécurité adopte une résolution condamnant la Syrie, le monde entier serait à ses côtés et s’il n’intervient pas, il aurait abandonné sa mission », a-t-il ajouté.
L’autre son de cloche
De l’autre côté de l’échiquier politique, le PSNS a « condamné avec force le massacre commis par les bandes criminelles sur des éléments de l’armée (syrienne) et du maintien de l’ordre à Hama ».
« Ce massacre s’inscrit de fait dans le cadre des crimes odieux contre l’humanité », affirme ce parti qui estime « clair que la Syrie subit une guerre planétaire dans laquelle toutes les armes sont utilisées, y compris le terrorisme et l’extrémisme ».
Pour le PSNS, il est clair aussi que les États-Unis, leurs alliés occidentaux et des États de la région sont tous impliqués dans « ce projet visant la Syrie, sa sécurité et sa stabilité ».
Même son de cloche de la part de l’ancien chef d’État Émile Lahoud qui diagnostique en Syrie « une agression armée contre les civils et les biens de la part des ennemis de la Syrie, c’est-à-dire de l’extrémisme fondamentaliste, sioniste, salafiste et raciste ».
M. Lahoud en veut pour preuve la « conjonction » contre le régime syrien de trois « contraires supposés », le président israélien Shimon Peres, le chef d’el-Qaëda, Ayman el-Zawahiri, et le secrétaire d’État adjoint américain, Jeffrey Feltman.
Moscou, Joumblatt et Assad
Sur un autre plan, des sources informées citées par le site nowlebanon.com affirment que lors de sa récente visite à Moscou, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a entendu par la bouche des responsables russes des propos très fermes soulignant la nécessité pour le président syrien Bachar el-Assad de se plier aux conseils qui lui sont prodigués, faute de quoi la Russie ne serait plus en mesure de lui assurer une couverture pendant longtemps.
Les Russes, poursuivent ces sources, craignent par-dessus tout que les États-Unis ne parviennent à exploiter la révolution syrienne en leur faveur, comme ils l’avaient fait en Égypte. Alors, si au final il se révèle nécessaire de se passer d’Assad, il faudra du moins que son remplaçant soit aussi dans le giron russe. « Nous ne voudrions pas voir Hillary Clinton se promener sur une autre place Tahrir, à Damas cette fois-ci », aurait-on souligné à Moscou.
D’autre part, ajoute-t-on de mêmes sources, M. Joumblatt lui-même serait furieux à la suite de tentatives menées par le régime syrien « d’armer une partie des druzes de Syrie pour les dresser contre les sunnites ».
« Nous nous sommes réconciliés avec les chiites parce que nous ne voulons pas de guerre civile. Comment voulez-vous que nous acceptions de combattre les sunnites ? » aurait dit M. Joumblatt, toujours selon ces sources citées par nowlebanon.com.
Le chef du PSP aurait ajouté que « si le régime syrien tient à jouer à ce jeu-là, ils nous forcerait à nous éloigner davantage de lui ».


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Moubarak au banc des accusés, ses deux fils sa femme et une série de copains!! qui aurait dit en décembre 2010 que le maître du pays des Pharaons serait derrière les barreaux ? même si de passage en Egypte l'année dernière ayant croisé et discuté avec un peuple qui m'a semblé résigné et meurtri par son sort, j'en ai fait des bons de joie quand j'ai entendu la descente place TAHRIR et ai suivi tous les jours les évènnements de peur que la révolte ne s'éssoufle!!! aujourd'hui et après presque cinq mois de révolte en Syrie je sais que le peuple ne reculera plus! l'oeil de la sagesse des Libanais serait de soutenir un peuple ami et frère, les bons d'entre eux, ceux qui ont la pensée de la Liberté, de ne pas soutenir croire à tout et son contraire en même temps, et de s'abstenir de soutenir un régime tout en calculant leurs mots pour retourner leur veste dès que le moment sera venu!!
09 h 21, le 03 août 2011