Le principal groupe de l'opposition chiite de Bahreïn, Al-Wefaq, a rejeté les conclusions du dialogue national, remises jeudi au roi Issa Ben Hamad Al-Khalifa, estimant que ce dialogue « ne représente pas la volonté du peuple ». Dans un communiqué mis en ligne sur sa page Facebook, le Wefaq écrit que les conclusions du dialogue, dont il s'était retiré deux semaines après son lancement le 2 juillet, sont « nulles » et « ne le concernent en rien ».
Le forum du dialogue, auquel avaient été conviées 300 personnalités avait pour ambition de relancer les réformes politiques après la violente répression du mouvement de protestation qui avait fait 24 morts, selon les autorités. Le Wefaq a prévenu que les conclusions du dialogue risquaient de « compliquer la crise politique », alors que le roi a exprimé son « appui » à ces conclusions. En recevant jeudi un rapport final sur le dialogue national, le souverain bahreïni a déclaré avoir donné des directives pour sa mise en œuvre dans le cadre « des institutions constitutionnelles ».
Le Wefaq a réclamé de nouveau « un gouvernement élu », « une Assemblée élue disposant des pleines prérogatives pour légiférer et contrôler » l'action de l'exécutif, « une justice honnête et indépendante » et « la sécurité pour tous » à Bahreïn, un pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite. « Nous appelons toujours à un dialogue sérieux entre les composantes de la société et un représentant du roi, qui débouchera sur des textes constitutionnels clairs », a expliqué l'un des dirigeants du Wefaq, Khalil Marzouk.
Le Wefaq, réticent dès le départ, avait décidé à la dernière minute de participer au dialogue. Mais il s'en était retiré le 17 juillet en affirmant qu'il était « largement sous-représenté et marginalisé » dans ce forum dont les résultats étaient selon lui « déterminés d'avance ».
Le forum du dialogue, auquel avaient été conviées 300 personnalités avait pour ambition de relancer les réformes politiques après la violente répression du mouvement de protestation qui avait fait 24 morts, selon les autorités. Le Wefaq a prévenu que les conclusions du dialogue risquaient de « compliquer la crise politique », alors que le roi a exprimé son « appui »...

