Concernant ce dernier point, le chef du CPL a indiqué que « le dossier des armes du Hezbollah peut être examiné à travers la stratégie nationale de défense, à la conférence de dialogue ». « Une fois la stratégie établie, il sera possible de plancher sur la question des armes, surtout que celle-ci est politisée. Dire que la décision de guerre et de paix doit être détenue par l’État et non pas par le Hezbollah relève du délire. Cette décision est en réalité détenue par les États-Unis et Israël et non pas par le parti de Dieu ou les États arabes. (...) La guerre nous a été imposée par la force », a déclaré le général Aoun, avant d’ajouter : « On dit que les armes du Hezbollah sont illégales. Personnellement, j’affirme que celles-ci tirent leur légalité du droit naturel à la légitime défense, qui correspond à la légalité établie par l’ONU. Les armes du Hezbollah n’ont été utilisées que quelques secondes en mai (2008) en réaction à la menace d’une décision que l’État voulait prendre. »
Concernant le général Achraf Rifi, il a souligné que son maintien à la tête de la direction des FSI « n’est pas consensuel ». Il l’a accusé d’avoir « commis des infractions graves et d’avoir fait montre d’une incompétence durant l’exercice de ses fonctions ». « Une polémique médiatique avec un supérieur est une faute grave tout comme les permutations de sécurité effectuées contrairement aux instructions du ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel », a-t-il poursuivi, rappelant une déclaration du général Rifi dans laquelle il aurait dit qu’il est issu du 14 Mars. « Il ne sait même pas ce que stipulent les lois qu’il est censé appliquer », a déploré le chef du CPL.
Pour ce qui est du gouvernement, M. Aoun a mis l’accent sur la nécessité de se dépêcher à régler les dossiers qui intéressent la population, avant d’aborder le dossier de Lassa. Il a accusé les hommes politiques et les médias d’attiser le conflit et de le présenter comme s’il s’agissait d’un problème maronito-chiite sur les terrains, s’en prenant aux « pêcheurs en eau trouble » et précisant qu’il ne défend ni le Hezbollah ni l’Église.
Au sujet de la réunion des juristes du Bristol, M. Aoun a affirmé « ne pas être tenu de se conformer aux exigences de l’ONU ». « Le TSL a été sournoisement établi à la demande du Liban. Les Nations unies doivent réclamer au (chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad) Siniora et au courant du Futur les dépenses liées au tribunal et non pas me les réclamer à moi », a-t-il dit, critiquant aussi les mandats d’arrêt émis contre des membres du Hezbollah, sans que leurs motifs ne soient rendus publics.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Mr Aoun un jour sera président pour qq secondes....
12 h 33, le 27 juillet 2011