La tension était très vive hier dans le nord du Kosovo, après la décision par Pristina de vouloir déployer sa police à deux postes frontaliers avec la Serbie pour imposer un embargo commercial sur les produits serbes. C’est la première fois depuis la proclamation d’indépendance en 2008 que Pristina tente d’imposer sa souveraineté à ce secteur, peuplé presque exclusivement de Serbes et dont le contrôle leur échappe. « Nous exercerons la pleine souveraineté dans cette partie du pays », a déclaré hier le vice-Premier ministre kosovar, Hajredin Kuci, en précisant que l’opération avait été « ordonnée » par le Premier ministre Hashim Thaci. Il s’agit « d’établir l’État de droit et de renforcer la souveraineté de l’État... ce qui manquait de façon évidente depuis des années », a-t-il ajouté. L’opération de la police kosovare, menée dans la soirée de lundi par des unités spéciales, a conduit à la rapide prise de contrôle du point frontalier de Brnjak, mais a été stoppée dans sa progression vers un autre point frontalier, celui de Jarinje, par des Serbes en colère. Belgrade a aussitôt dénoncé l’initiative « unilatérale » kosovare, le négociateur serbe pour le dialogue avec le Kosovo, Borko Stefanovic, estimant qu’il s’agissait là d’une « provocation ». Maja Kocijancik, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, a déploré clairement l’initiative. « Nous la désapprouvons », a-t-elle dit. (Source : AFP)
La tension était très vive hier dans le nord du Kosovo, après la décision par Pristina de vouloir déployer sa police à deux postes frontaliers avec la Serbie pour imposer un embargo commercial sur les produits serbes. C’est la première fois depuis la proclamation d’indépendance en 2008 que Pristina tente d’imposer sa souveraineté à ce secteur, peuplé presque exclusivement de Serbes et dont le contrôle leur échappe.« Nous exercerons la pleine souveraineté dans cette partie du pays », a déclaré hier le vice-Premier ministre kosovar, Hajredin Kuci, en précisant que l’opération avait été « ordonnée » par le Premier ministre Hashim Thaci. Il s’agit « d’établir l’État de droit et de renforcer la souveraineté de l’État... ce qui manquait de façon évidente depuis des années », a-t-il...
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