Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Les Egyptiennes veulent une Constitution respectueuse de leurs droits

Quinze associations féministes ont appelé mardi à garantir les droits de la femme et la parité dans la future Constitution égyptienne de l'après-Moubarak. "Nous ne proposons pas une nouvelle Constitution, mais nous souhaitons que celle-ci inclut des clauses garantissant les droits de la femme", a déclaré au cours d'une conférence de presse Amina el-Bendary, organisatrice d'une série de réunions dans les différentes régions du pays, y compris les plus reculées, pendant huit semaines. Parmi leurs propositions: des quotas paritaires dans la représentation politique, l'égalité au travail et les mêmes droits à l'éducation.

"Les femmes que nous avons rencontrées sont très préoccupées par leurs droits, elles veulent que la loi les protège", a expliqué Azza Souleimane, une féministe reconnue en Egypte, qui milite notamment contre les crimes d'honneur. "Les femmes ne remettent pas en cause la charia", la loi islamique, a-t-elle affirmé. "En revanche, il est important que les contours de cette loi soient clairement expliqués car les interprétations peuvent être très différentes". "Nous ne voulons pas que l'Egypte adopte la même interprétation de la charia que l'Arabie Saoudite", où les droits des femmes sont extrêmement limités, a précisé Mme Souleimane.

Un débat passionné agite le pays sur la nouvelle Constitution qui doit être adoptée à la suite de la chute, le 11 février, du président Hosni Moubarak. Le texte doit être rédigé par une commission formée d'une centaine de personnalités qui seront choisies par la nouvelle Assemblée du peuple. Les élections législatives sont prévues à l'automne. Les organisations féministes et les partis libéraux craignent que les islamistes n'obtiennent la part du lion lors de ce scrutin et dominent ainsi la commission chargée d'élaborer la Constitution.

 

Quinze associations féministes ont appelé mardi à garantir les droits de la femme et la parité dans la future Constitution égyptienne de l'après-Moubarak. "Nous ne proposons pas une nouvelle Constitution, mais nous souhaitons que celle-ci inclut des clauses garantissant les droits de la femme", a déclaré au cours d'une conférence de presse Amina el-Bendary, organisatrice d'une série de réunions dans les différentes régions du pays, y compris les plus reculées, pendant huit semaines. Parmi leurs propositions: des quotas paritaires dans la représentation politique, l'égalité au travail et les mêmes droits à l'éducation.
"Les femmes que nous avons rencontrées sont très préoccupées par leurs droits, elles veulent que la loi les protège", a expliqué Azza Souleimane, une féministe reconnue en Egypte, qui milite...