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Culture

Présence libanaise éclectique au festival de l’art contemporain arabe à Londres

Le premier festival célébrant l’art contemporain arabe bat son plein à Londres. Le festival s’intitule Shubbak – fenêtre – et propose, justement, une fenêtre sur le monde arabe d’aujourd’hui.

Portrait de jeune fille dans sa chambre, par Rania Matar.

Au programme, des expositions, des projections de films, des concerts, des représentations de théâtre et de danse, des Salons littéraires, des conférences et des rencontres, la plupart en accès libre et gratuit. Au total, plus de 70 événements sont prévus à travers 30 lieux répartis dans la ville jusqu’au 24 juillet.
Shubbak est organisé par la mairie de la capitale britannique. Sur le site Internet de l’événement, le maire de la ville, Boris Johnson, déclare: «Londres est une ville internationale dans laquelle la culture arabe a joué un rôle important dans ces derniers siècles – le mot» Trafalgar «lui-même tire ses origines de la langue arabe. Ce festival est une opportunité unique pour les Londoniens de se familiariser avec l’ampleur et l’excellence de la culture arabe contemporaine, ainsi que son influence sur la scène culturelle londonienne actuelle. Dans une période marquée par des changements politiques et sociaux, Shubbak représente un moment excitant de rencontre entre les artistes de la capitale et du monde arabe.» Et il ajoute, «Je ne doute pas un instant que cet événement va stimuler, réjouir et surprendre ses spectateurs.»
Pour la présence libanaise, éclectique, on compte la cinéaste Rania Stéphan et son film Les trois disparitions de Souad Hosni, une œuvre primée à la Biennale de Sharjah.
Côté musique, on retrouve le talentueux Zeid Hamdan formant un trio avec Tamer Abu Ghazaleh (Palestine) au oud et buzok, et la chanteuse Mariam Saleh du Caire. Et le non moins créatif percussionniste Raed Yassin qui, à l’invitation de l’Institute of Contemporary Arts, participe à un symposium sur la musique et mélange de rares morceaux tirés de collections vinyles.
Une exposition de photographie de portraits de Rania Matar a également retenu l’attention du public londonien. Présentée au Mosaic Room, l’œuvre de Matar a été qualifiée de «stunning» (surprenante) par les critiques british. Sous l’intitulé «A Girl in her Room», la photographe libano-américaine présente des portraits de jeunes filles dans l’intimité de leurs chambres. Particularité intéressante à signaler: les photos, prises à Beyrouth, aux States et à Ramallah, acquièrent ici une profondeur sociologique indéniable.
À la vente aux enchères organisée par Sotheby’s, des œuvres de Zena Assi reçoivent également un accueil des plus favorables, car elles offrent un regard pertinent et ironique sur la société libanaise.
Tania el-Khoury, installée en Grande-Bretagne, présente pour sa part une performance de 45 minutes intitulée «Jarideh» (Journal), inspirée des films policiers et de suspense où le spectateur et l’artiste deviennent partenaires du crime.
Enfin, l’architecte Bernard Khoury et le journaliste Hassan Daoud donnent des conférences et participent à des tables rondes.
Au programme, des expositions, des projections de films, des concerts, des représentations de théâtre et de danse, des Salons littéraires, des conférences et des rencontres, la plupart en accès libre et gratuit. Au total, plus de 70 événements sont prévus à travers 30 lieux répartis dans la ville jusqu’au 24 juillet.Shubbak est organisé par la mairie de la capitale britannique. Sur le site Internet de l’événement, le maire de la ville, Boris Johnson, déclare: «Londres est une ville internationale dans laquelle la culture arabe a joué un rôle important dans ces derniers siècles – le mot» Trafalgar «lui-même tire ses origines de la langue arabe. Ce festival est une opportunité unique pour les Londoniens de se familiariser avec l’ampleur et l’excellence de la culture arabe contemporaine, ainsi que son...
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