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Sport - Football - Copa America

L’éclair Suarez propulse l’Uruguay en finale

Deux buts en cinq minutes d’intervalle : Suarez a marqué un doublé qui a assommé le Pérou (2-0), hier à la Plata, et envoyé l’Uruguay en finale de la Copa America, où la Celeste guignera un nouveau record de quinze titres continentaux.

Réputée depuis toujours pour son jeu défensif primant la rudesse physique à la fluidité technique, l’équipe d’Uruguay pratique, grâce à son explosif quatuor offensif, un football à faire pâlir d’envie les deux géants sud-américains, le Brésil et l’Argentine. Maxi Failla/AFP

L’Uruguay, qui rencontrera en finale dimanche à Buenos Aires le vainqueur du Paraguay-
Venezuela, a ainsi l’occasion de dépasser l’Argentine, qu’il avait battue en quarts de finale samedi dernier (1-1 a.p., 5-4 t.a.b.). Dans la rivalité autour du Rio de la Plata, ce n’est pas rien...
La Celeste était abonnée aux demi-finales perdues, lors des trois précédentes Copas America et au Mondial 2010. Pour la génération Forlan, c’est le moment où jamais de renouer avec la victoire, comme au bon vieux temps de Francescoli
(titres 1983, 1987 et 1995).
Quant au Pérou, qui rêvait d’un cycle victorieux tous les 36 ans (après les sacres de 1939 et 1975), il a tout de même réussi son séjour argentin, lui qui était resté bloqué en quarts lors des quatre derniers tournois continentaux et avait fini à la dernière place des éliminatoires au Mondial 2010.
Le Pérou a lutté, mais la bande à Forlan était trop forte. « Si on devait passer en finale et gagner la Coupe, et que je n’ai toujours pas marqué, je serais le plus heureux du monde », avait dit le même Forlan lundi.
Le n° 10 de la Celeste n’a toujours pas marqué depuis le Mondial 2010 dont il avait été élu Ballon d’or. Mais c’est lui qui décochait une frappe lourde, repoussée par Fernandez ; Suarez suivait et marquait d’un angle fermé (53e). Une ouverture du score qui contraignait les Péruviens à sortir de leurs retranchements. Et pan ! Suarez en profitait pour aller marquer le second but, seul, lancé par A. Pereira (58e), et rejoindre Agüero en tête du classement des buteurs de la Copa (3 buts). « Sur le second but en échappée au gardien péruvien Fernandez, j’ai de suite pris en compte le fait que je ne devais pas frapper fort à cause du très mauvais état du terrain pour ainsi éviter de mal frapper dans le ballon ou dévisser, je voulais juste assurer ma frappe. »

Un jeu et une défense très bas
Une double claque qui pendait au nez des Péruviens, jouant très bas et laissant d’immenses espaces au secteur offensif de la Celeste. Car entre deux équipes rétives à prendre le jeu à leur compte, c’est l’Uruguay qui s’y collait. Le Pérou le laissait venir jusqu’à sa surface pour jouer la contre-attaque.
Mais si l’Uruguay se créait des situations chaudes, c’était à défaut d’occasions nettes. Manquait toujours la précision dans les derniers gestes, comme cette reprise dévissée de Suarez (8e) ou cette action d’A. Pereira seul devant Fernandez (16e).
Au retour des vestiaires, Suarez, auteur d’un doublé, tuait le match en cinq minutes ainsi que le moral des Péruviens. Vargas, jusqu’alors le seul joueur de l’Albirroja à essayer d’animer le jeu, perdait ses nerfs et d’un coup de coude à Coates voyait rouge (69). C’est étrangement à partir de cette exclusion que le Pérou commençait à musarder dans la surface uruguayenne, au gré de corners et d’attaques bien menées, ou de cette frappe flottante de Guerrero (84e) captée en deux temps par Muslera.
« Avec les résultats de cette Copa, qu’on ne me parle pas de favoritisme, s’il vous plaît ! » avait lancé Oscar Tabarez lundi en riant. Mais cette fois, le favori est passé. À la conquête d’une quinzième étoile.
L’Uruguay, qui rencontrera en finale dimanche à Buenos Aires le vainqueur du Paraguay-Venezuela, a ainsi l’occasion de dépasser l’Argentine, qu’il avait battue en quarts de finale samedi dernier (1-1 a.p., 5-4 t.a.b.). Dans la rivalité autour du Rio de la Plata, ce n’est pas rien...La Celeste était abonnée aux demi-finales perdues, lors des trois précédentes Copas America et au Mondial 2010. Pour la génération Forlan, c’est le moment où jamais de renouer avec la victoire, comme au bon vieux temps de Francescoli (titres 1983, 1987 et 1995).Quant au Pérou, qui rêvait d’un cycle victorieux tous les 36 ans (après les sacres de 1939 et 1975), il a tout de même réussi son séjour argentin, lui qui était resté bloqué en quarts lors des quatre derniers tournois continentaux et avait fini à la dernière place des...
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