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Liban - Eaux Territoriales

La question du tracé des frontières maritimes aujourd’hui en Conseil des ministres

Le gouvernement prépare une action sérieuse pour permettre au Liban de profiter de ses ressources gazières en Méditerrannée, a assuré hier le ministre de l’Énergie.
Le président du Conseil des ministres Nagib Mikati a planché hier sur le problème des frontières maritimes au cours d’une réunion ministérielle qui a regroupé les ministres Gebran Bassil, Mohammad Safadi, Ghazi Aridi, Fayez Ghosn, Walid Daouk, Chakib Cortbawi, Nicolas Nahas, Adnane Mansour et Panos Manjian. Le processus de délimitation des frontières ainsi que le suivi de cette affaire auprès des instances internationales ont été discutés au cours de cette réunion.
Rappelons qu’un accord signé entre Israël et Chypre pour la délimitation des zones économiques exclusives des deux pays est actuellement contesté par le Liban, qui considère avoir été privé d’une partie de ses eaux territoriales et de la zone économique qu’il aurait pu revendiquer. La réunion qui a eu lieu hier au Grand Sérail était une rencontre de préparation avant le Conseil des ministres d’aujourd’hui.
À l’issue de la réunion, le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques Gebran Bassil a précisé que le Liban a déjà adressé une lettre aux Nations unies pour revendiquer la délimitation des frontières maritimes, avant Israël, a-t-il souligné.
« Ce sujet devrait être abordé d’abord par les voies diplomatiques, a estimé M. Bassil. Le Liban a adressé une lettre aux Nations unies avant qu’Israël n’en fasse de même. Ce document se fondait sur le droit international de la mer. Nous sommes dans notre droit, et nous avons agi en premier. Ce qu’a fait Israël ne signifie rien, sinon qu’il a voulu faire de cette zone une zone de conflits, ce qui nuit en premier à Israël, et nuit au Liban ensuite. »
Le ministre a beaucoup insisté sur la négligence dans le traitement de ce dossier au cours de l’étape précédente. « Je voudrais rendre hommage à la vitesse avec laquelle le gouvernement s’est montré déterminé à faire face aux agissements israéliens, a-t-il déclaré. J’avais essayé de soulever ce problème, en vain, durant un an (avec l’ancien gouvernement). Depuis la formation de ce cabinet, j’ai adressé une lettre à ce propos au ministre des Affaires étrangères, qui en a envoyé une à son tour aux Nations unies le 18 juin dernier. »
Répondant à une question sur les lacunes dans l’accord signé par Chypre, M. Bassil a estimé que la négligence du côté libanais date depuis 2007. Il a stigmatisé également « des déclarations irresponsables de certains Libanais qui ont ouvert la voie au (Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu pour nous faire assumer des erreurs que nous n’avons pas commises ». « Il nous faut adopter une attitude médiatique, politique, diplomatique et officielle, responsable et sérieuse », a-t-il conclu.

 « Sans commentaires » de la Turquie
Par ailleurs, à l’occasion d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour, l’ambassadeur de Turquie, Inan Ozyildiz, a déclaré avoir demandé des informations sur la position du Liban à ce propos. Rappelons qu’un accord devant être signé entre le Liban et Chypre a été retardé suite à une protestation de la Turquie, qui a mis l’accent sur la nécessité d’inclure la partie turque de Chypre dans les négociations. Interrogé sur ce point, M. Ozyildiz a refusé de commenter la position officielle turque à ce propos.
Signalons, par ailleurs, que les menaces sur les eaux territoriales libanaises ont continué de susciter une série de réactions sur la scène locale. Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a ainsi appelé les Libanais à « reserrer les rangs pour faire face à l’agression israélienne sur les droits du Liban à profiter d’une zone économique maritime ». « Le Liban ne devrait pas hésiter à revendiquer son droit d’exploiter ses ressources gazières, qu’elles soient en mer ou sous la terre ferme, a-t-il ajouté. Voilà pourquoi nous demandons que soit accéléré le processus de forage pour la recherche de ressources pétrolières ou gazières. »
Pour sa part, le député Badr Wannous, bloc du Futur, a assuré que « le Liban a présenté depuis des années aux Nations unies des cartes délimitant ses frontières maritimes ». Il a indiqué qu’« il y a eu un accord de principe dernièrement avec Chypre, mais cet accord n’a pas été respecté ».
Le président du Conseil des ministres Nagib Mikati a planché hier sur le problème des frontières maritimes au cours d’une réunion ministérielle qui a regroupé les ministres Gebran Bassil, Mohammad Safadi, Ghazi Aridi, Fayez Ghosn, Walid Daouk, Chakib Cortbawi, Nicolas Nahas, Adnane Mansour et Panos Manjian. Le processus de délimitation des frontières ainsi que le suivi de cette affaire auprès des instances internationales ont été discutés au cours de cette réunion.Rappelons qu’un accord signé entre Israël et Chypre pour la délimitation des zones économiques exclusives des deux pays est actuellement contesté par le Liban, qui considère avoir été privé d’une partie de ses eaux territoriales et de la zone économique qu’il aurait pu revendiquer. La réunion qui a eu lieu hier au Grand Sérail était une...
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