"Nous saluons à Moscou le début, de facto, d'un dialogue national en Syrie", déclare le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Nous considérons que ce dialogue, qui doit être le plus large possible, est un pas important dans la mise en oeuvre des réformes démocratiques annoncées par la direction du pays", ajoute le ministère.
Moscou souligne que cette réunion a réuni des représentants de la société syrienne "y compris des représentants d'opposition".
La réunion sur le dialogue national, destinée selon le pouvoir syrien à favoriser la transition vers la démocratie, s'est tenue lundi en présence d'environ 200 personnes: des membres du parti Baas, au pouvoir depuis 1963, des indépendants et des représentants de la société civile (acteurs, écrivains et intellectuels).
L'opposition a annoncé boycotter la réunion, réclamant avant tout dialogue l'arrêt de la répression du mouvement de contestation et la libération des détenus.
"Nous sommes convaincus de la capacité des Syriens à parvenir sans violence et sans ingérence extérieure à des décisions politiques consensuelles", a cependant maintenu le ministère russe des Affaires étrangères dans son communiqué.
Alliée de longue date de la Syrie, la Russie prône une non-ingérence dans les affaires de ce pays et dénonce régulièrement la façon dont les Occidentaux appliquent la résolution 1973 sur la Libye, qui a permis le 19 mars le déclenchement de bombardements contre les troupes fidèles à Mouammar Kadhafi.
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a qualifié mercredi d'"indécent" le "blocage" de la Chine et de la Russie, opposées au vote d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie.

