Dans son communiqué de presse, lu par le député Bassem Chab, le bloc a notamment relevé la « volatilité » de cette réponse, notamment en ce qui concerne ses explications sur le point de savoir pourquoi son gouvernement a ajouté dans le texte de la déclaration ministérielle la formule « en principe » à la phrase « le TSL a été mis en place pour faire la lumière sur l’assassinat de Rafic Hariri et établir la justice ». « M. Mikati a affirmé que cette phrase est extraite des résolutions de la conférence ministérielle arabe de mars 2011, mais il est apparu qu’il a lu un texte inexistant et incorrect. Et pour cause : ce texte n’avait pas été adopté, ce qui a porté un coup rapide à la crédibilité de ses propos. »
« Dans tous les cas, le bloc espère que le discours du chef du gouvernement ne sera pas du même niveau, surtout qu’il avait assuré que son équipe est déterminée à collaborer avec le Tribunal spécial pour le Liban, en application de la résolution 1757 du Conseil de sécurité », selon le communiqué, qui rappelle que M. Mikati « s’était également engagé auprès des députés à retirer les armes lourdes et moyennes des villes, sans évoquer les armes légères répandues de façon inquiétante ».
Le bloc a estimé que les positions de M. Mikati sont « contraignantes pour le gouvernement » et qu’il est déterminé à suivre de près leur mise en application.
Il a ensuite invité la nouvelle équipe ministérielle à s’attaquer sans tarder aux dossiers qui intéressent de près la population « dont les intérêts avaient été bloqués pendant des mois » et à prendre les mesures qui s’imposent pour délimiter les frontières maritimes du Liban.
Le bloc du Futur a enfin mis l’accent sur la poursuite de l’application de la résolution 1701 et affirmé son engagement à poursuivre le processus « qui va permettre un passage vers l’État et faire la lumière sur tous les attentats et les tentatives d’attentat ».


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