"A cette heure (16H30 GMT), après tous les vols de la journée, 310 personnes ont été interrogées par les responsables de l'immigration, dont 69 se sont vu refuser l'entrée alors que les autres ont été autorisées à passer. Sur les 69, quatre ont déjà été renvoyées par avion", a expliqué à l'AFP la porte-parole.
Les 65 passagers restants ont été "transférés dans des locaux en rétention en attendant d'être rapatriés par leurs prochains vols. Légalement, l'entrée leur a été refusée et ils ne sont pas sur le sol israélien", a ajouté Mme Hadad.
La police israélienne avait auparavant fait état d'une trentaine de personnes détenues à l'aéroport et de 25 autres refoulées.
La porte-parole de l'immigration a précisé que les passagers détenus venaient d'"Espagne, des Pays-Bas, beaucoup de France, de Bulgarie, des Etats-Unis, d'Allemagne".
"Nous sommes arrivés à Tel-Aviv, on a tous pris des vols différents ce matin, les Français, les Anglais, les Ecossais, les Allemands, les Italiens, les Américains", a témoigné la porte-parole d'un groupe de militants arrivés d'Italie vendredi à Ben Gourion, Nadia Boumazzoughe, de nationalité belge.
"Ils ont décidé de nous expulser nous disant que nous n'avions pas le droit de rentrer en Palestine", a déclaré à l'AFP Mme Boumazzoughe.
"On a tous des passeports en bonne et due forme. Il n'y a personne qui soit entré illégalement, ils ont décidé qu'on n'avait pas le droit de rentrer en Palestine et ils veulent nous expulser. Sur ce, on a décidé de ne pas se faire expulser, éventuellement se faire arrêter (...) mais en tout cas on refuse l'expulsion", a-t-elle raconté, interrogée au téléphone.
Israël a réussi à bloquer la venue de centaines de militants de la cause palestinienne qui voulaient débarquer à l'aéroport international de Tel Aviv pour se rendre dans les Territoires, soit à leur arrivée, mais surtout en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer au départ.

