Quelque 18,9 hectares de terrains non cultivés du village de Qaryout, à l'est de la ville de Salfit, dans le nord de la Cisjordanie, ont été décrétés le 26 juin "terres domaniales" afin de pouvoir légaliser rétroactivement la construction de maisons de l'avant-poste d'Hayovel et la construction d'une route le reliant à la colonie juive voisine d'Eli, a précisé La Paix Maintenant.
Cette expropriation se fonde sur une loi ottomane de 1858 toujours en vigueur, autorisant le pouvoir en place à décréter des terres non cultivées "terres domaniales" à la disposition de l'Etat.
La Paix Maintenant avait réclamé aux tribunaux d'ordonner le démantèlement de l'"avant-poste illégal" d'Hayovel, construit sans permis.
Selon cette ONG, l'expropriation contredit "l'engagement pris par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de ne pas confisquer des terres supplémentaires palestiniennes au profit d'implantations".
"Nous avons vu cette information qui, si elle est confirmée, serait négative et peu utile", a déclaré à l'AFP Richard Miron, le porte-parole du coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry.
La dernière expropriation de ce type remonte à 2008, lorsque des hectares de terres palestiniennes avaient été décrétées "terres domaniales" afin de permettre l'agrandissement de la colonie de Betar Ilit, dans le sud de la Cisjordanie.
Aux yeux de la communauté internationale, les colonies israéliennes sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement.
Plus de 300.000 Israéliens habitent dans les colonies de Cisjordanie occupée, un nombre en constante augmentation. Environ 200.000 autres se sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-Est occupée et annexée depuis 1967, où vivent quelque 270.000 Palestiniens.

