La police et des soldats pakistanais ont eu ordre vendredi de tirer à vue à Karachi, après que des violences politiques et ethniques ont fait plus de 65 morts et des dizaines de blessés ces trois derniers jours, rapporte selon les autorités locales. Lors de l'attaque la plus meurtrière, jeudi soir, des hommes armés ont mitraillé deux bus dans l'ouest de la ville portuaire, tuant au moins 10 passagers et en blessant une vingtaine d'autres, selon les autorités provinciales. Les agresseurs ont réussi à prendre la fuite dans les ruelles du quartier, selon le ministère de l'Intérieur de la province.
« Nous avons donné l'ordre aux forces de sécurité de tirer sur toute personne impliquée dans les violences », a déclaré le ministre de l'Information de la province Sharjeel Memon, après que la principale Commission des droits de l'Homme du pays a critiqué l'inaction du gouvernement. « En plus de la police et des rangers, quelque 1 000 membres de la police aux frontières vont être déployés dans la ville pour contenir la violence », a-t-il ajouté.
Le premier parti politique, le Muttahida Qaumi Movement (MQM), avait annoncé une journée de deuil à la suite de la flambée de violence. Karachi, ville de plus de 18 millions d'habitants et capitale économique et financière du pays, est souvent le théâtre de violences interreligieuses et interethniques.
La lutte entre le MQM, qui représente les intérêts des mohajirs, et l'ANP, liée à la minorité pachtoune, fait rage depuis des années. Chaque camp accuse l'autre de multiplier les assassinats ciblés contre les membres de son parti.
La police et des soldats pakistanais ont eu ordre vendredi de tirer à vue à Karachi, après que des violences politiques et ethniques ont fait plus de 65 morts et des dizaines de blessés ces trois derniers jours, rapporte selon les autorités locales. Lors de l'attaque la plus meurtrière, jeudi soir, des hommes armés ont mitraillé deux bus dans l'ouest de la ville portuaire, tuant au moins 10 passagers et en blessant une vingtaine d'autres, selon les autorités provinciales. Les agresseurs ont réussi à prendre la fuite dans les ruelles du quartier, selon le ministère de l'Intérieur de la province. « Nous avons donné l'ordre aux forces de sécurité de tirer sur toute personne impliquée dans les violences », a déclaré le ministre de l'Information de la province Sharjeel Memon, après que la principale Commission des...

