Il a estimé que certains commentaires avaient « transgressé les principes de l’opposition réaliste et objective et confiné au procès d’intention » et a déploré des « calomnies » à son égard.
« Notre gouvernement n’a pas ignoré, comme certains le prétendent, les graves divisions que connaît actuellement notre pays. Au contraire, il a certifié qu’il agira pour les résorber jusqu’à les supprimer et considéré que son recours à la Constitution et son engagement à parachever entièrement l’accord de Taëf sont la voie nécessaire au rétablissement de la confiance, de la concorde et de la solidarité entre Libanais », a ajouté M. Mikati.
« Notre cabinet n’a pas non plus passé sous silence la question des armes. Il a confirmé que le maintien de l’ordre est de la responsabilité exclusive de l’État et que les institutions légales n’ont pas de partenaire dans cette noble mission », a-t-il dit avant de préciser : « La question des armes est l’une des priorités du gouvernement qui compte, aussitôt après avoir obtenu la confiance, procéder aux contacts nécessaires et prendre les mesures adéquates pour retirer les armes lourdes et moyennes des villes, à l’ombre d’un climat d’entente et loin de tout défi et de toute provocation. »
Il a aussi affirmé que la question des armes palestiniennes hors des camps sera l’objet d’un « suivi » et d’une « application » de la part du cabinet.
Rejetant les accusations de l’opposition sur la genèse du gouvernement, M. Mikati a assuré que ce dernier est né de « la pure volonté libanaise » et a souligné que l’absence d’une fraction libanaise de ce cabinet était à la base volontaire, non par la contrainte.
Il a également réfuté les arguments selon lesquels son équipe a été formée pour affronter la communauté internationale, citant dans la déclaration ministérielle « l’engagement répété à respecter les résolutions internationales relatives au Liban ».
Au sujet des relations libano-syriennes, le Premier ministre a affirmé que son gouvernement est « engagé à l’égard de la solidarité arabe, loin de toute politique des axes », et qu’il entrevoit les rapports avec la Syrie « sous l’angle de Taëf qui prévoit l’établissement de relations privilégiées servant l’intérêt des deux pays dans le cadre de la souveraineté et de l’indépendance de chacun ».
M. Mikati a par ailleurs réaffirmé, « au nom du gouvernement », son rejet de toute approche « vindicative et revancharde » dans les nominations et la lutte contre la corruption.
S’agissant du Tribunal spécial pour le Liban, le Premier ministre s’est employé à réfuter par des arguments sémantiques les reproches de reculade faits à la déclaration ministérielle à ce propos. Il a ainsi estimé que le terme « respect » est aussi fort, sinon plus fort qu’« engagement » et que le « suivi » de l’action du TSL se fonde sur « la continuité du pouvoir ».
Quant à l’expression « en principe » utilisée dans la phrase « le TSL a été créé en principe pour rendre la justice », elle a été selon lui reprise à une formulation présentée par le précédent gouvernement au conseil de la Ligue arabe le 2 mars denier. À ce stade, M. Mikati s’est vu répliquer par le député Marwan Hamadé qu’à cette date, le gouvernement Hariri expédiait les affaires courantes et que le ministre sortant des Affaires étrangères n’en faisait à l’époque qu’à sa guise.
Affirmant qu’il est « honteux de dire que le gouvernement se lave les mains du sang des martyrs », M. Mikati a dit rejeter toute « surenchère » à ce sujet et a annoncé que « la recherche de la vérité reste l’objectif le plus noble » de son équipe.
Enfin, il a rejeté les accusations selon lesquelles il aurait renié ses engagements à l’égard de ses électeurs tripolitains et a affirmé tout tolérer, sauf deux choses : « D’abord jouer avec la sécurité du Liban, son unité, sa stabilité et la sécurité de ses fils, et ensuite porter atteinte à la présidence du Conseil. »
M. Mikati a conclu en réaffirmant que « son gouvernement est là pour éteindre l’incendie, non le rallumer ».


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Mais peut-on laisser à ce monsieur le temps de faire quelquechose... certains l'ont déjà catalogué. C'est gros quand-même...Il s'est acharné pour former un gouvernement. L'actuelle opposition a refusé d'y participer. Ce n'est pas la faute à Mikati. Laissez-lui le temps, comme vous avez laissé à d'autres. Après le temps écoulé, jugez-le. Dans mes paroles, je ne défens aucne partie. Je ne suis fan d'aucun politicien, mais quand même, par éthique et respect, je laisse à Monsieur Mikati un vote de confiance. Jusqu'à preuve du contraire....je luis souhaite beaucoup de chance et de courage dans un pays rongé par des dizaines de maux....
11 h 52, le 08 juillet 2011