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Fadlallah : Le gouvernement est « 100% libanais »

Deuxième jour du débat de confiance au Parlement.

Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah.

Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a affirmé, lors de son intervention au deuxième jour du débat de confiance au Parlement, que « les Américains ne trouveront pas de partenaire pour les aider dans ce gouvernement car le cabinet est 100% libanais ». « Le Liban n'est pas un émirat mais un pays démocratique, dont l'alternance au pouvoir devrait être l'un des principes », a-t-il encore dit, ajoutant que l'opposition « s'est opposée par principe » au cabinet de Nagib Mikati, avant même la finalisation de la déclaration ministérielle.

« Nous sommes fiers d’appartenir à la résistance et de porter les armes, a-t-il poursuivi. Sans la Résistance, Ariel Sharon serait installé au palais de Baabda et le budget libanais serait discuté en devises israéliennes ». Évoquant l'acte d'accusation du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), Hassan Fadlallah a assuré que le Hezbollah rejettera toute accusation non fondée et non étayée par des preuves. « Vous avez refusé un tribunal libanais comme le stipule la Constitution, vous avez fait appel à la communauté internationale et vous venez nous imposer un acte d'accusation rédigé et dicté par les États-Unis, rien que pour détruire le Hezbollah », a déclaré Fadlallah, avant d’ajouter : « On nous conseille de porter plainte au sein de ce même tribunal israélo-américain, cela est pour nous hors de question ».

Plus tôt, en début de session, le député Kataëb et ancien ministre Élie Marouni avait assuré que le TSL n'a pas pour but la vengeance, mais la justice. « Pourquoi un innocent aurait-il peur de la justice ? Pourquoi toujours répéter que le TSL est politisé ? Il y un parti qui, par ses positions, s'est accusé lui-même sans que personne ne l'accuse », a estimé M. Marouni. « Nous n'accepterons jamais que nos martyrs soient assassinés une 2e fois, nous n'accepterons pas que les coupables restent "inconnus" », a martelé l'ancien ministre. Le député du Bloc « Liban d'abord », Amine Wehbé, a, de son côté, estimé que la clause relative au TSL dans la déclaration ministérielle contredit la Constitution libanaise qui stipule le respect des résolutions onusiennes. M. Wehbé s'est ensuite adressé directement au PM Najib Mikati : « Vous avez assassiné le dialogue national en reniant les engagements qui y ont été tenus ».

« Nous aussi voulons la vérité », a, de son côté, déclaré Alain Aoun, député du bloc de la Réforme et du Changement. « La vérité ne meure jamais et les falsifications seront bientôt révélées », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que lui aussi, aurait souhaité que « les députés discutent les dossiers financiers et économiques, comme le développement et les transports publics… Mais les partis de l’opposition ne veulent pas entendre parler de cela et limitent la discussion à certains sujets ».

Le député et ancien ministre Jean Oghassabian a, pour sa part, estimé, lors de son intervention, qu'avec le gouvernement de Nagib Mikati, « le Liban est régi par la culture des armes ». « Ce gouvernement aurait dû démissionner quand il s'est retrouvé incapable d'afficher son engagement envers le tribunal international, a ajouté M. Oghassabian. Il faut hausser la voix pour faire tomber ce gouvernement monochrome qui sape tous les fondements de la démocratie ».

Quant au député du Courant patriotique libre, Simon Abi Ramia, il s'est directement adressé à l'opposition sur le mode ironique : « Nous sommes désolés de vous avoir surpris; désolés d'avoir appliqué la Constitution; désolés si ce gouvernement a été formé au Liban; désolés si le Premier ministre Najib Mikati n'a pas laissé tomber le tribunal comme l'a fait Saad Hariri ».

La séance a été marquée par un accrochage verbal entre Assem Kanso et Khaled Daher, alors que ce dernier avait déclaré son soutien au peuple syrien. Par la suite, alors qu’il devait s’exprimer, Assem Kanso a dit à Nabih Berri qu’il accordait sa confiance au gouvernement mais ne ferait plus de discours.

La séance a été levée vers 15h. Elle devait reprendre à 18h.



Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a affirmé, lors de son intervention au deuxième jour du débat de confiance au Parlement, que « les Américains ne trouveront pas de partenaire pour les aider dans ce gouvernement car le cabinet est 100% libanais ». « Le Liban n'est pas un émirat mais un pays démocratique, dont l'alternance au pouvoir devrait être l'un des principes »,...