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Dernières Infos - Assassinat Hariri

Acte d'accusation du TSL: la presse libanaise divisée

 

Au lendemain de la remise aux autorités libanaises de l'acte d'accusation du Tribunal Spécial pour le Liban chargé de juger les assassins de Rafic Hariri, la presse libanaise affichait, sans surprise, ses divisions. 

Dans son éditorial, An-Nahar estime que la remise de l'acte d'accusation est "la victoire sans précédant de la justice qui va mettre fin à l'impunité" que le Liban connait depuis des décennies.

Même son de cloche du côté du Moustaqbal qui estime, dans son éditorial intitulé « Après la vérité arrive la justice », que « le temps des assassins est passé et le temps de la justice va commencer ». Il critique ensuite le fait que le Hezbollah continue à accuser le tribunal d’être « politisé et lié à des services de renseignement ».  « Il est notable que la direction du Hezbollah n'ait jusqu'ici fait aucun commentaire sur les mandats d'arrêt (...) qui visent tous des membres du Hezbollah », ajoute-t-il.  Depuis des mois, et alors que circulaient des rumeurs sur une implication de membres du Hezbollah dans l'assassinat, le parti de Dieu dénonce le TSL, l'estimant, notamment, à la solde d'Israël.

Vendredi, le ministre de l'Intérieur libanais Marwan Charbel a confirmé à l'AFP les noms de quatre suspects du Hezbollah cités dans les mandats d'arrêt. Mais les responsables du Hezbollah contactés par l'AFP ont refusé de commenter l'information. Le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, doit s'exprimer sur le sujet samedi soir dans une intervention télévisée.

Pour les journaux proches du Hezbollah, comme Al-Akhbar, une chose est importante et ce n’est pas le nom des accusés, puisque tout le monde s’attendait à ce que ce soit des membres du Hezbollah, mais plutôt le timing de l’annonce. « Il est aisé de tirer la conclusion que le moment politique choisi par le tribunal pour annoncer sa mise en accusation politique est directement lié à la préparation en cours d'une nouvelle guerre israélienne contre la résistance libanaise et éventuellement la Syrie », écrit l'éditorialiste du journal, Ibrahim al-Amin.

Le quotidien As-Safir quant à lui, met carrément en cause la crédibilité du TSL. « L'acte d'accusation n'est pas une surprise, mais beaucoup de points d'interrogation l'entourent », écrit le quotidien en Une. « Le secret dans lequel le tribunal spécial a notifié les autorités de ses décisions, gardant l'acte d'accusation sous scellés mais avec des fuites de noms et de détails dans d'obscurs médias et sites internet, est douteux », estime le journal.

 

Au lendemain de la remise aux autorités libanaises de l'acte d'accusation du Tribunal Spécial pour le Liban chargé de juger les assassins de Rafic Hariri, la presse libanaise affichait, sans surprise, ses divisions. 
Dans son éditorial, An-Nahar estime que la remise de l'acte d'accusation est "la victoire sans précédant de la justice qui va mettre fin à l'impunité" que le Liban connait depuis des décennies.
Même son de cloche du côté du Moustaqbal qui estime, dans son éditorial intitulé « Après la vérité arrive la justice », que « le temps des assassins est passé et le temps de la justice va commencer ». Il critique ensuite le fait que le Hezbollah continue à accuser le tribunal d’être « politisé et lié à des services de renseignement ».  « Il est notable que la direction du Hezbollah n'ait...