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La presse salue la nomination de Lagarde mais critique la méthode

La presse internationale salue mercredi la nomination de la Française Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international (FMI), première femme à occuper cette fonction, mais s'interroge sur la méthode qui fait la part belle aux Européens.
"Le nom est bon, la méthode non", résume en première page le quotidien des milieux financiers italiens, Il Sole-24 Ore. "L'Europe ne méritait pas de diriger une fois de plus le FMI en raison de l'incapacité montrée dans la gestion de la crise grecque", ajoute ce journal.
Pour cause de décalage horaire, la presse asiatique a manqué la nomination de la ministre française des Finances au poste de directeur-général du FMI, mais le site internet du groupe chinois de presse Caixin, spécialisée en économie, juge mercredi que la victoire "méritée" de Mme Lagarde est aussi l'occasion pour les pays émergents de réfléchir à leur échec à s'unir derrière un candidat commun "et à parler d'une seule voix".
Un résultat qui s'explique "à la fois par manque de coopération entre les grands pays émergents et par volonté européenne de garder la direction d'une institution engagée dans les plans de sauvetage de plusieurs pays européens", souligne de son côté le quotidien français des affaires, Les Echos.
Mme Lagarde devra maintenant "tenir ses promesses" vis-à-vis des émergents, relève son homologue américain, le Wall Street Journal.
"Lagarde doit prouver rapidement qu'elle n'est pas seulement l'envoyée spéciale de l'Europe, qui s'intéresse avant tout aux aides pour le vieux continent", écrit ainsi le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
La ministre française devra aussi prouver ses compétences en matière économique, en pleine crise grecque.
"La liste des tâches à laquelle elle fait face est peut-être la plus dure à affronter pour un directeur du FMI depuis qu'il y a tout juste quatre décennies - le 15 août 1971 - les Etats-Unis ont abandonné la parité entre le dollar et l'or". "Elle doit sauver la Grèce et la zone euro. Mais en même temps elle ne peut pas donner l'impression qu'elle ignore les pays émergents", résume El Mundo, quotidien espagnol proche de la droite.
Plusieurs journaux notent son "anglais impeccable", une "denrée rare dans la République" française, relève avec ironie le site internet du magazine allemand Spiegel. C'est "une des personnes les plus ouvertes et transparentes" en Union européenne, souligne pour sa part la ministre espagnole de l'Economie Elena Salgado. "Rusée, élégante et avec une grande personnalité, cette femme politique française est extrêmement respectée - et connue - dans et en dehors de son pays", juge de son côté le quotidien espagnol de gauche El Pais.
De ce point de vue, le journal français Le Monde a jugé avec sévérité la réaction du président français Nicolas Sarkozy, qui a évoqué une "victoire pour la France".
"Paris aurait pu se dispenser de cette réaction bien peu diplomatique, s’agissant d’une institution multilatérale où, précisément, la domination européenne est de plus en plus contestée", écrit l'éditorialiste du Monde.
La presse internationale salue mercredi la nomination de la Française Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international (FMI), première femme à occuper cette fonction, mais s'interroge sur la méthode qui fait la part belle aux Européens."Le nom est bon, la méthode non", résume en première page le quotidien des milieux financiers italiens, Il Sole-24 Ore. "L'Europe ne méritait pas de diriger une fois de plus le FMI en raison de l'incapacité montrée dans la gestion de la crise grecque", ajoute ce journal.Pour cause de décalage horaire, la presse asiatique a manqué la nomination de la ministre française des Finances au poste de directeur-général du FMI, mais le site internet du groupe chinois de presse Caixin, spécialisée en économie, juge mercredi que la victoire "méritée" de Mme Lagarde est aussi...