"Le HCR estime que malgré les événements actuels, les espaces de protection à l'intérieur des pays de la région (Moyen-Orient et Afrique du nord) n'ont pas été substantiellement dégradés. Les traditions islamiques et l'hospitalité arabe envers les réfugiés perdurent et le HCR a pu continuer son travail", écrit l'organisme de l'Onu dans un communiqué.
Jeudi, Human Rights Watch (HRW) avait appelé la Tunisie à assurer une meilleure protection des étrangers hébergés dans des camps après avoir fui la Libye, soulignant que des violences avaient fait six morts le mois dernier dans le camp de Choucha dans le sud tunisien.
Le HCR a constaté que l'Egypte et la Tunisie ont gardé leurs frontières ouvertes avec la Libye où une guerre civile oppose les forces gouvernementales acquises à Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, aux insurgés qui réclament son départ depuis le 17 février.
Le HCR estime en revanche "particulièrement menaçante" la situation des personnes restées en Libye où "des personnes sont en danger de subir une hostilité de la part des groupes pro et anti-gouvernement car elles sont perçues comme des mercenaires".
La Tunisie garde ses frontières ouvertes à un grand nombre de personnes fuyant la Libye, note l'agence onusienne, soulignant que les enfants réfugiés sont autorisés à aller à l'école et à être soignés.
Le HCR a signé un nouvel accord de coopération avec le gouvernement tunisien afin d'intensifier ses opérations.
En Syrie, les frontières "sont restées ouvertes aux réfugiés irakiens", indique le communiqué en précisant que "les écoles et les centres de santé continuent d'accueillir des réfugiés en leur fournissant les soins adéquats".

