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Juppé dénonce la répression en Iran, plaide pour de nouvelles sanctions

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé appelle à la libération de "tous les prisonniers arbitrairement détenus" en Iran et estime que, face aux violations des droits de l'homme, la communauté internationale ne peut qu'"accroître les sanctions" à l'encontre des dirigeants de ce pays.
Dans une tribune publiée samedi dans le quotidien Le Monde, M. Juppé observe qu'en Iran, "depuis deux ans, la situation des droits de l'homme ne cesse de (se) dégrader", comme en témoignent les informations sur "les arrestations à grande échelle, les mauvais traitements et les tortures subis par les détenus, le caractère arbitraire des peines prononcées et la multiplication des exécutions capitales, (...) déjà plus de 300 depuis le début de l'année".
"Noublions pas l'Iran où les autorités refusent à leur population le droit de manifester pacifiquement et où les responsables de mouvements d'opposition, Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, l'un ancien Premier ministre, l'autre ancien président du Parlement, sont maintenus à l'isolement", poursuit M. Juppé.
"La France ne peut rester silencieuse (...) C'est dans cet esprit que la France a adopté, avec ses partenaires européens, des sanctions à l'encontre de 32 responsables de la répression en Iran", rappelle-t-il.
"C'est dans cet esprit, poursuit le ministre, que nous appelons les autorités iraniennes à respecter le droit à la liberté d'expression, à libérer immédiatement tous les prisonniers arbitrairement détenus et à rendre leur pleine liberté à MM. Moussavi et Karoubi".
Alain Juppé souligne que "le déni des aspirations de la population iranienne et la poursuite d'un programme nucléaire, sans objectif civil crédible et en violation de la légalité internationale, conduisent à voir l'Iran mis au ban de la communauté des nations. Celle-ci n'a d'autre possibilité, face aux choix faits par les dirigeants iraniens, que d'accroître aujourd'hui les sanctions à leur encontre".
A l'occasion du second anniversaire de la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad, de petits groupes d'opposants s'étaient retrouvés dimanche dernier à Téhéran pour une marche silencieuse, mais la police a empêché tout rassemblement et a procédé à des interpellations.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé appelle à la libération de "tous les prisonniers arbitrairement détenus" en Iran et estime que, face aux violations des droits de l'homme, la communauté internationale ne peut qu'"accroître les sanctions" à l'encontre des dirigeants de ce pays.Dans une tribune publiée samedi dans le quotidien Le Monde, M. Juppé observe qu'en Iran, "depuis deux ans, la situation des droits de l'homme ne cesse de (se) dégrader", comme en témoignent les informations sur "les arrestations à grande échelle, les mauvais traitements et les tortures subis par les détenus, le caractère arbitraire des peines prononcées et la multiplication des exécutions capitales, (...) déjà plus de 300 depuis le début de l'année"."Noublions pas l'Iran où les autorités refusent à leur population le droit de...