Plus de 120 soldats du Bangladesh constitueront ces renforts envoyés à Kadougli, la ville principale du Kordofan-Sud, et les abords de la base de la force de l'ONU (Minus) seront sécurisés pour protéger les civils, selon ces sources.
De violents combats ont repris le 5 juin au Kordofan-Sud entre l'armée nordiste, appuyée des milices arabes locales, et des combattants liés à l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), ex-rebelles devenus l'armée sudiste.
Les SAF (Forces armées soudanaises, armée nordiste) y combattent les forces fidèles au Soudan-Sud quelques semaines avant son indépendance le 9 juillet prochain.
Selon l'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Gérard Araud, le Conseil de sécurité a été informé que la cathédrale de Kadougli avait été rasée et que d'autres églises avaient brûlé durant les combats.
"Il est important que le camp de l'ONU devienne un endroit sûr où les civils soient effectivement protégés. On nous a de nouveau affirmé que des instructions dans ce sens ont été signifiées à la Minus", a déclaré l'ambassadeur à des journalistes après la réunion.
Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, a affirmé devant le Conseil de sécurité qu'environ 6.000 personnes s'étaient réfugiées autour de la base.
Les Nations unies estiment à quelque 60.000 le nombre des personnes, dont 70% originaires de Kadougli, ayant fui leurs habitations en raison des violences.
Le Conseil de sécurité doit être informé lundi sur les résultats des tentatives de l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki et de l'envoyé de l'ONU Haile Menkerios pour trouver un accord de paix entre les gouvernements du Nord et du Sud-Soudan.

