Cette réunion de l'Otan, qui se tient tous les ans, rassemble des chefs d'état-major des pays membres, ainsi que différents pays associés à l'Alliance atlantique par des accords de partenariat.
La Serbie, qui accueille la réunion, fait elle-même partie depuis 2006 du Partenariat pour la paix, qui propose un cadre de coopération avec les pays visant à rejoindre l'Alliance.
Les pays membres du Partenariat pour la paix sont présents mais aussi ceux de l'Initiative de coopération d'Istanbul, destinée à promouvoir la coopération entre l'Otan et le Proche-Orient. La Russie est représentée par le chef d'état-major adjoint.
"Les risques et les défis dans le monde moderne globalisé sont les mêmes pour tous et demandent le développement du partenariat pour leur faire face", a déclaré le chef d'état-major serbe, Miloje Miletic.
Les premiers intervenants ont tous souligné la nécessité de développer la coopération entre les armées pour faire face aux nouveaux dangers stratégiques.
"Nos nations et la majorité de nos partenaires sont confrontés simultanément à un impératif et à une contrainte. L'impératif, c'est d'entretenir et d'acquérir les capacités nécessaires pour répondre aux défis de demain, la contrainte, c'est que nos nations doivent le faire à budget stagnant, voire déclinant", a déclaré Stéphane Abrial, commandant suprême allié pour la transformation (chargé notamment de réfléchir à l'évolution des problèmes stratégiques).
La conférence de Belgrade se veut davantage technique que politique, a-t-on souligné de source militaire.
Le fait qu'elle se déroule en Serbie montre tout de même de la part des autorités de Belgrade un signe en direction de l'Otan, même si une adhésion n'est pas à l'ordre du jour.
L'Alliance atlantique reste très impopulaire en Serbie en raison de ses bombardements au printemps de 1999, qui visaient à contraindre l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic à relâcher son emprise contre les indépendantistes kosovars.
"Conscient des émotions que l'Otan provoque (en Serbie) nous avons pris la responsabilité d'organiser (cette réunion) car cela est dans l'intérêt de notre pays et représente un regard vers l'avenir", a déclaré le ministre serbe de la Défense, Dragan Sutanovac. "Rester isolés du processus de coopération ne nous isolera pas des problèmes".
"Le partenariat n'est pas un outil pour recruter de nouveaux membres (de l'Otan) mais un moyen d'édifier un réseau de sécurité", a déclaré pour sa part le général Abrial.

