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Liban

Préparation d’un congrès international pour soutenir les opérations de déminage

Un congrès international est prévu en septembre à Beyrouth pour apporter un soutien matériel et logistique au déminage des territoires du Sud et de la Békaa-Ouest. L’enjeu est d’avoir extrait fin 2015 toutes les mines et bombes à fragmentation dans la région en question, d’autant que « les pertes humaines engendrées par ces mines et bombes à fragmentation depuis la fin des attaques israéliennes en juillet 2006 s’élèvent à 49 martyrs et près de 405 blessés », ont indiqué les sources qui ont fait part à l’agence al-Markaziya de la tenue de ce congrès. Ceci sans compter que la présence des mines « entrave le développement agricole des régions rurales et constitue une menace constante pour la vie et la sécurité des habitants », selon les mêmes sources. Le congrès répond à un problème de financement auquel se heurte l’opération de déminage et qui explique la nette diminution des équipes présentes sur le terrain (de 111 à 50 équipes).
Toutefois, les préparatifs du congrès vont bon train : les ambassadeurs de pays européens ont entamé des visites consécutives au centre d’action pour le déminage au Liban, rattaché à l’armée libanaise, dans la caserne de Nabatiyeh. Les diplomates tiennent en effet à s’informer de la situation des régions qui demeurent paralysées par les mines et bombes à fragmentation, le nom des villages concernés, leur superficie, le financement et le temps requis pour le déminage. Une rencontre est prévue dans ce cadre avec le responsable du centre de déminage, le général Mohammad Fahmi, qui se chargera d’expliquer aux ambassadeurs les détails de cette opération et ses dimensions socio-économiques, avant de les guider dans une tournée d’inspection des champs où le déminage a déjà commencé, notamment à Hawla, Meiss el-Jabal, Tyr, Zawtar et Yohmor. Les diplomates rencontreront également des blessés victimes des bombes à fragmentation en vue de constituer un dossier complet sur ces bombes, qui sera présenté lors du congrès.

Donations internationales pour le déminage
La mobilisation précédant le congrès s’est déjà traduite en aides matérielles. La Belgique a fait une donation d’un million d’euros au centre de déminage et mobilisé une unité belge de la Finul pour participer à l’extraction des bombes à fragmentation dans la région de Bint-Jbeil. L’Australie a pour sa part fait don de 500 000 dollars au groupe MAG Liban pour l’élimination des munitions et sous-munitions non explosées au Sud. De même, la commission de l’Union européenne et la Russie ont déjà fait des contributions respectives de 7 millions d’euros depuis 2010 et de 2,5 millions de dollars depuis le début de 2011. D’autres pays ont également présenté leur aide, comme le Canada, le Danemark, la Norvège, la Grande-Bretagne, la Hollande, la France, l’Italie, l’Espagne, l’Indonésie, la Chine et les États-Unis.
Un congrès international est prévu en septembre à Beyrouth pour apporter un soutien matériel et logistique au déminage des territoires du Sud et de la Békaa-Ouest. L’enjeu est d’avoir extrait fin 2015 toutes les mines et bombes à fragmentation dans la région en question, d’autant que « les pertes humaines engendrées par ces mines et bombes à fragmentation depuis la fin des attaques israéliennes en juillet 2006 s’élèvent à 49 martyrs et près de 405 blessés », ont indiqué les sources qui ont fait part à l’agence al-Markaziya de la tenue de ce congrès. Ceci sans compter que la présence des mines « entrave le développement agricole des régions rurales et constitue une menace constante pour la vie et la sécurité des habitants », selon les mêmes sources. Le congrès répond à un problème de...
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