La fille du leader du Baas disparu s’adressant aux journalistes. À l’arrière-plan, le ministre sortant des Déplacés, Akram Chehayeb.
Chebli Ayssami (de confession druze) a disparu d’Aley il y a 18 jours alors qu’il faisait de la marche. Il était rentré récemment au Liban à la suite d’un exil volontaire de plusieurs années.
La manifestation s’est déroulée dans le quartier de Ras el-Jabal. Elle était conduite par le ministre sortant des Déplacés, Akram Chehayeb, et comptait aussi un représentant du Parti démocratique de Talal Arslane ainsi que le président de la municipalité de Aley, Wajdi Mrad.
Les manifestants ont parcouru le chemin que l’ancien responsable du Baas avait pris l’habitude de franchir durant son exercice quotidien.
Devant les journalistes, Raja Charafeddine Ayssami, fille du dirigeant disparu, a retracé le parcours de son père : « Chebli Ayssami est né pauvre. Il a œuvré dans la politique 50 années durant et il a occupé, durant cet intervalle, diverses fonctions. Il a été nommé ministre à trois reprises et a été aussi vice-président de la République arabe syrienne. Il a achevé sa carrière politique en 1992, aussi pauvre qu’il l’avait commencée. Chebli Ayssami n’a pas cherché les honneurs, ni l’argent, ni les hautes fonctions. Il a simplement cru dans la grandeur de notre peuple arabe et dans ses capacités sans limites. Il a lutté cinquante années durant pour rétablir la gloire de cette nation et son rôle d’avant-garde, sans se soucier jamais de son intérêt particulier. »
Pour sa part, M. Akram Chehayeb a affirmé placer sa confiance dans la police libanaise, qui s’est saisie de ce dossier. « Cette cause restera vivante ; tant que nous n’aurons pas retrouvé Ayssami, a-t-il lancé, nous remuerons ciel et terre, au Liban, pour faire la vérité sur cette affaire. »
Selon des sources informées, Ayssami aurait été enlevé après avoir refusé de se rendre à Damas de son plein gré afin de signer une déclaration politique.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine