Pékin a annoncé ces derniers jours plusieurs rencontres entre des diplomates chinois et des responsables du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion en Libye. En même temps, Abdelati al-Obeïdi, ministre libyen des Affaires étrangères, a été reçu de mardi à jeudi en Chine.
"Nous sommes prêts à accueillir dans un avenir proche une visite de représentants du CNT", a déclaré jeudi Chen Xiaodong, un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères cité par l'agence officielle Chine nouvelle.
"Nous estimons que la situation actuelle ne peut durer et qu'il est temps de trouver une solution", a-t-il ajouté. M. Chen n'a pas précisé de date pour une éventuelle visite de membres du CNT.
Mercredi, en recevant son homologue libyen, le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi a déclaré que parvenir à un cessez-le-feu en Libye devait être une "priorité absolue".
La Chine a d'importants intérêts économiques en Libye, gros producteur de pétrole, d'où elle avait évacué en février et en mars, lors d'une opération de grande envergure, quelque 36.000 de ses ressortissants employés dans les hydrocarbures, la construction, les chemins de fer ou les télécoms.
Les entretiens entre le CNT et la Chine constituent un succès diplomatique pour les rebelles libyens, d'autant plus que la Chine fait habituellement de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays un grand axe de sa politique étrangère.
Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU avec droit de veto, la Chine s'était abstenue lors du vote en mars ouvrant la voie à des frappes aériennes contre la Libye.

