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Libye: Wade attendu à Benghazi, l'OTAN prépare l'après-Kadhafi

Le président sénégalais Abdoulaye Wade est attendu jeudi à Benghazi pour la première visite d'un chef d'Etat étranger dans le fief de la rébellion libyenne, alors que l'Otan a appelé à préparer l'après-Mouammar Kadhafi au lendemain du plus violent bombardement de Tripoli.
Mais le dirigeant libyen ne cédait pas: après avoir répété mardi dans un message audio qu'il ne se soumettrait jamais, il a ranimé mercredi le front à Misrata, enclave rebelle à 200 km à l'est de la capitale, où une nouvelle attaque d'envergure a fait 10 morts et 26 blessés parmi les insurgés.
Malgré la résistance acharnée du leader contesté, les pays de l'Otan réunis à Bruxelles ont affirmé leur détermination à poursuivre les opérations en Libye et appelé à déjà préparer l'après-Kadhafi, une question qui dominera la réunion du Groupe de contact international sur la Libye jeudi à Abou Dhabi.
Selon une source proche de la présidence sénégalaise, M. Wade doit rencontrer à Benghazi, dans l'est libyen, des dirigeants de la rébellion.
Le Sénégal avait reconnu fin mai le Conseil national de transition (CNT), l'organe politique des rebelles, comme seul représentant légitime de la Libye, comme l'ont fait la France, l'Italie, le Royaume-Uni, le Qatar, la Gambie, la Jordanie, Malte et depuis mercredi l'Espagne.
Cette visite sera la première d'un chef d'Etat étranger dans le fief de l'opposition. Le coup est d'autant plus dur pour Mouammar Kadhafi qu'il s'agit d'un dirigeant africain, un continent sur lequel il s'est beaucoup appuyé.
Mardi déjà, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la médiation de l'Union africaine sur la Libye, avait mis à mal l'unité affichée par les pays africains en faveur d'une sortie de crise négociée en estimant que le départ de M. Kadhafi était "une nécessité".
"La question n'est pas de savoir s'il (Kadhafi) partira, mais quand", a asséné à Bruxelles le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance et des pays engagés dans les opérations en Libye (Emirats arabes unis, Jordanie, Qatar et Suède).
Pour le plus haut gradé américain, l'amiral Michael Mullen la seule question en suspens reste la date de ce départ: "la position des Etats-Unis est que Kadhafi doit partir" mais "il est difficile pour quiconque de fixer un calendrier", a-t-il reconnu au Caire.
L'Otan a assuré qu'elle mettrait en oeuvre "les moyens nécessaires" pour mener à bien sa mission, y compris dans la durée.
Et pour M. Rasmussen, "le temps est venu de planifier pour le jour où le conflit s'arrêtera. Kadhafi appartient à l'histoire".
Sur le terrain, de violents combats ont repris à Misrata, a annoncé par téléphone à l'AFP Hassan al-Galai, membre du comité des médias créé par les rebelles dans cette grande ville côtière qui avait déjà été assiégée et pilonnée pendant deux mois par les forces gouvernementales.
Entre 2.000 et 3.000 soldats pro-Kadhafi ont attaqué la ville en début de journée par le sud, l'ouest et l'est, utilisant des roquettes Grad ainsi que des chars et de l'artillerie lourde.
Mais les rebelles les ont empêchés d'entrer dans la ville, a assuré M. Galai, tout en regrettant qu'aucun avion de l'Otan ne soit intervenu pour empêcher la progression des pro-Kadhafi.
Les attaques sur Misrata avaient cessé le 12 mai, date à laquelle les rebelles avaient réussi à s'emparer de l'aéroport, mettant la majeure partie de cette ville-clé hors de portée des tirs des forces gouvernementales.
Mardi, l'anniversaire de M. Kadhafi, 69 ans dont plus de 40 à la tête du pays, a coïncidé avec les bombardements les plus violents menés par l'Otan sur Tripoli, notamment sur le secteur de sa résidence, depuis le début des opérations internationales le 19 mars.
Le régime a évoqué 31 morts lors de ces frappes, un bilan non confirmé par l'Otan. Et lors d'une visite organisée par les autorités, un journaliste de l'AFP a constaté qu'après des semaines de bombardements intensifs, il ne restait presque que des gravats et des ruines fumantes dans le vaste complexe résidentiel.
"Nous n'avons qu'une seule alternative: (dans) notre pays jusqu'à la fin. Mort, vie, victoire, qu'importe. Nous n'allons pas quitter notre pays, nous n'allons pas le vendre, nous nous soumettrons pas", a prévenu M. Kadhafi dans son message audio.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade est attendu jeudi à Benghazi pour la première visite d'un chef d'Etat étranger dans le fief de la rébellion libyenne, alors que l'Otan a appelé à préparer l'après-Mouammar Kadhafi au lendemain du plus violent bombardement de Tripoli.Mais le dirigeant libyen ne cédait pas: après avoir répété mardi dans un message audio qu'il ne se soumettrait jamais, il a ranimé mercredi le front à Misrata, enclave rebelle à 200 km à l'est de la capitale, où une nouvelle attaque d'envergure a fait 10 morts et 26 blessés parmi les insurgés.Malgré la résistance acharnée du leader contesté, les pays de l'Otan réunis à Bruxelles ont affirmé leur détermination à poursuivre les opérations en Libye et appelé à déjà préparer l'après-Kadhafi, une question qui dominera la...