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Le prince héritier de Bahreïn rencontre Obama à la Maison Blanche

Le prince héritier de Bahreïn a rencontré mardi le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, une visite qui n'était pas prévue au programme officiel du président américain et qui intervient après la répression de manifestations dans ce pays du Golfe.
M. Obama est apparu à l'improviste au cours d'un entretien entre son conseiller de sécurité nationale, Tom Donilon, et le prince Salman ben Hamad al-Khalifa, un mécanisme utilisé par la Maison Blanche pour permettre au président américain de rencontrer des responsables étrangers de rang protocolaire inférieur.
Selon la Maison Blanche, M. Obama a réaffirmé le solide engagement américain aux côtés de Bahreïn et salué l'annonce par le roi Hamad d'un dialogue national qui doit s'ouvrir en juillet.
"Il a également exprimé son ferme soutien aux efforts menés actuellement par le prince héritier pour lancer le dialogue national, et a dit que l'opposition et le gouvernement devaient tous les deux faire des compromis pour offrir à tous les Bahreïnis un avenir meilleur", précise la Maison Blanche dans un communiqué.
"Pour créer les conditions d'un dialogue fructueux, le président a mis l'accent sur l'importance du suivi des engagements du gouvernement pour faire en sorte que les responsables de violations des droits de l'homme répondent de leurs actes", poursuit le texte.
Petit royaume stratégique situé face à l'Iran, siège de la 5e flotte américaine, Bahreïn a été le théâtre en mars de manifestations menées par la majorité chiite, et réclamant des réformes démocratiques à la dynastie sunnite des Khalifa.
Cette révolte populaire a été muselée avec l'aide de troupes du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le club des monarchies sunnites de la région, sur fond d'accusations d'ingérence contre l'Iran, pays majoritairement chiite comme Bahreïn.
Le 19 mai, dans un discours consacré aux révoltes dans le monde arabe, M. Obama, tout en critiquant les tentatives de l'Iran de profiter de la situation à Manama, avait appelé les dirigeants de Bahreïn à établir un "vrai dialogue" avec l'opposition.
"Si les Etats-Unis veulent être dignes de foi, nous devons reconnaître qu'à certains moments, nos amis dans la région n'ont pas réagi aux demandes de changement (...) c'est vrai à Bahreïn", avait-il affirmé.
"Nous avons insisté, en public et en privé, sur le fait que des arrestations de masse et l'usage de la force brutale vont à l'encontre des droits universels des habitants de Bahreïn et que de telles mesures ne feront pas disparaître les appels à des réformes", avait encore dit le président américain.
Le 31 mai, les Etats-Unis avaient salué l'appel du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa à un dialogue national à compter du 1er juillet, le porte-parole du département d'Etat le qualifiant "d'avancée positive".
"Bahreïn est un partenaire très important pour les Etats-Unis, et nous soutenons leur dialogue national", a affirmé pour sa part mardi la chef de la diplomatie, Hillary Clinton, qui recevait le prince Salman au département d'Etat.
"Nous sommes engagés à des réformes dans le domaine politique qu'économique", a assuré pour sa part le prince héritier en saluant les liens entre Washington et Manama.
Bahreïn a levé début juin l'état d'urgence instauré à la mi-mars après un mois de contestation dont la répression a fait une trentaine de morts.
Le prince héritier de Bahreïn a rencontré mardi le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, une visite qui n'était pas prévue au programme officiel du président américain et qui intervient après la répression de manifestations dans ce pays du Golfe.M. Obama est apparu à l'improviste au cours d'un entretien entre son conseiller de sécurité nationale, Tom Donilon, et le prince Salman ben Hamad al-Khalifa, un mécanisme utilisé par la Maison Blanche pour permettre au président américain de rencontrer des responsables étrangers de rang protocolaire inférieur.Selon la Maison Blanche, M. Obama a réaffirmé le solide engagement américain aux côtés de Bahreïn et salué l'annonce par le roi Hamad d'un dialogue national qui doit s'ouvrir en juillet."Il a également exprimé son ferme soutien aux...