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Liban

Joumblatt presse le régime syrien de sanctionner les auteurs de brutalités

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, est revenu hier à la charge au sujet de la situation en Syrie, réclamant du régime syrien d'abandonner son approche policière à l'égard du mouvement de contestation et l'invitant à sanctionner les auteurs de brutalités. M. Joumblatt s'exprimait dans le cadre de son intervention hebdomadaire à l'organe du PSP, al-Anba'.
Après avoir rendu hommage aux habitants du Golan syrien occupé qui avaient exprimé la veille « à leur manière leur rejet de la poursuite de l'occupation israélienne », M. Joumblatt souligne que « ce qui s'est passé dans le Golan prouve que le conflit arabo-israélien n'est pas encore fini et cela d'autant plus que l'horizon d'une solution politique permettant de mettre fin à ce conflit sur des bases justes demeure totalement bouché ».
Pour lui, cet état de fait « impose à la Syrie de se doter d'une plus grande immunité pour être à même de faire face au projet israélien, qui vise au bout du compte à noyer la Syrie et les autres États arabes dans l'anarchie et les conflits communautaires et sectaires et à faire échec à la stratégie de fermeté et de résistance ».
« Dans le souci de préserver la Syrie, sa stabilité, son rôle dans la région et sa position avancée dans la lutte contre l'occupation et les projets israéliens, nous souhaitons qu'elle sorte de sa crise actuelle pour entrer dans une nouvelle phase fondée principalement sur la réforme politique, économique et sociale et sur la promotion des libertés et de l'action partisane libre, loin de toute approche policière, celle-ci étant en général de nature à aggraver les problèmes et non à les régler », écrit M. Joumblatt.
« Le président Bachar el-Assad a déjà promis d'ouvrir une enquête sérieuse établissant avec précision les responsabilités dans les premiers incidents survenus à Deraa et qui ont mené à élargir la contestation. Sanctionner les responsables des abus à Deraa et ailleurs permettrait de rétablir la confiance entre l'État et les citoyens syriens, une confiance fortement ébranlée lors des derniers mois », ajoute-t-il.
« De même, poursuit le chef du PSP, le lancement immédiat d'un dialogue national global avec toutes les composantes, sans exception, à l'intérieur comme à l'extérieur, sans tomber dans des détails de pure forme, serait susceptible de détendre l'atmosphère. Il serait alors possible de discuter des modalités de gouvernance futures. Le partenariat national en direction d'une Syrie plus solide serait d'autant plus consacré progressivement que le cercle de participation à ce dialogue serait élargi. »
« M. Joumbatt réclame aussi l'entière libération de tous les prisonniers politiques, la cessation des arrestations et des détentions, l'abolition des instances d'exception et l'application effective de la décision de lever l'état d'urgence. Il appelle en outre à cesser d'affronter les manifestations par la force et insiste sur la nécessité de sanctionner les coupables d'agissements intolérables, à l'instar de ce qui s'est passé avec l'enfant Hamza el-Khatib et d'autres enfants et personnes innocentes ».
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, est revenu hier à la charge au sujet de la situation en Syrie, réclamant du régime syrien d'abandonner son approche policière à l'égard du mouvement de contestation et l'invitant à sanctionner les auteurs de brutalités. M. Joumblatt s'exprimait dans le cadre de son intervention hebdomadaire à l'organe du PSP, al-Anba'.Après avoir rendu hommage aux habitants du Golan syrien occupé qui avaient exprimé la veille « à leur manière leur rejet de la poursuite de l'occupation israélienne », M. Joumblatt souligne que « ce qui s'est passé dans le Golan prouve que le conflit arabo-israélien n'est pas encore fini et cela d'autant plus que l'horizon d'une solution politique permettant de mettre fin à ce conflit sur des bases justes demeure totalement bouché ».Pour lui, cet état de fait...
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