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Sport

Une quinzaine sous le soleil

Le sixième sacre de Nadal, le réveil de Federer, la fin de série de Djokovic, une première chinoise, la percée de Bartoli et seulement douze minutes de pluie : la 110e édition de Roland-Garros a tout pour rester comme l'une des plus marquantes de ces vingt dernières années.
Le sixième sacre de Nadal. Cela faisait un moment qu'on ne voyait plus guère que Björn Borg pour trouver quelqu'un à qui comparer l'implacable domination de Nadal sur terre battue. Dimanche, l'Espagnol a égalé le Suédois au palmarès de Roland-Garros et pourra, dès l'année prochaine, mettre tout le monde d'accord avec un septième titre. Le sixième a été le plus difficile à conquérir. Pour la première fois en sept participations, Nadal a été poussé dans un cinquième set à Paris par l'Américain John Isner au premier tour, et ses trois matches suivants ne furent pas brillants. Mais il a haussé de rythme à partir des quarts pour battre le Suédois Robin Soderling, le Britannique Andy Murray et Federer (7-5, 7-6, 5-7, 6-1), et remporter ainsi son dixième tournoi du grand chelem, conservant au passage et de justesse sa place de n° 1 mondial.
Le réveil de Federer. Battu pour la quatrième fois en finale par Nadal à Paris, le Suisse y a offert sa plus belle résistance au terme de son plus beau Roland-Garros. Même quand il s'y était imposé en 2009, le n° 3 mondial n'avait pas atteint un tel niveau de jeu, en particulier lors de sa demi-finale d'anthologie contre Novak Djokovic (7-6, 6-3, 3-6, 7-6). La fin de la série de 43 victoires du Serbe a été le deuxième fait marquant de la quinzaine avec le sacre de Nadal. Et c'est Federer qui a tenu le rôle principal de cet épisode pour chasser toute idée de déclin et s'affirmer comme le favori du prochain Wimbledon aux côtés de Nadal.
Première chinoise. Avec la victoire de la rafraîchissante Li Na, la Chine a remporté le premier titre du grand chelem de son histoire en simples. Si le tennis masculin reste pour l'instant insignifiant en Chine, cela faisait un moment que les championnes du géant asiatique frappaient à la porte. Li Na, 29 ans, en est la principale pionnière et, après avoir déjà atteint la finale de l'Open d'Australie en janvier, a vu son « rêve devenir réalité » à Paris après sa victoire 6-4, 7-5 sur la tenante du titre italienne Francesca Schiavone en finale. Un triomphe qui va contribuer à la poursuite de l'éveil du tennis en Chine.
La percée de Bartoli. Personne, même elle, n'aurait misé un kopeck sur ses chances de briller à Roland-Garros et sur terre battue. Mais l'Auvergnate a trompé tout son monde en se hissant jusqu'en demi-finales face à Schiavone. Bartoli n'a certes pas atteint sa seconde finale du grand chelem après celle de Wimbledon en 2007. Elle n'est pas devenue la deuxième Française à jouer une finale à Paris après Mary Pierce. Ni la première à triompher en grand chelem après Amélie Mauresmo. Mais elle peut se retourner avec fierté sur son meilleur Roland-Garros et son meilleur souvenir en termes de rapport avec un public qui l'a découverte.
Un bon cru pour le tennis français. Au-delà de la performance de Bartoli, le tennis français a réussi son tournoi, même si Yannick Noah et Mary Pierce, seuls vainqueurs français de l'ère moderne à Roland-Garros en 1983 et 2000, vont continuer à attendre leurs successeurs. Il n'y a certes pas eu d'exploit légendaire, mais de bons résultats avec, outre Bartoli, un joueur en quarts (Gaël Monfils) et deux en huitièmes (Gilles Simon, Richard Gasquet) qui sont tous tombés contre plus forts qu'eux : Federer, Soderling et Djokovic. La déception est venue de Tsonga, qui a mené face au Suisse Stanislas Wawrinka, avant de s'écrouler au troisième tour. Classé entre la 9e et la 19e place mondiale, le top 4 masculin a globalement tenu son rang.
Il a fait beau ! On a failli avoir un tournoi sans la moindre pluie pour la première fois depuis 2003. Quelques gouttes sont finalement tombées dimanche pour interrompre la finale pendant douze minutes.
©AFP
Le sixième sacre de Nadal, le réveil de Federer, la fin de série de Djokovic, une première chinoise, la percée de Bartoli et seulement douze minutes de pluie : la 110e édition de Roland-Garros a tout pour rester comme l'une des plus marquantes de ces vingt dernières années.Le sixième sacre de Nadal. Cela faisait un moment qu'on ne voyait plus guère que Björn Borg pour trouver quelqu'un à qui comparer l'implacable domination de Nadal sur terre battue. Dimanche, l'Espagnol a égalé le Suédois au palmarès de Roland-Garros et pourra, dès l'année prochaine, mettre tout le monde d'accord avec un septième titre. Le sixième a été le plus difficile à conquérir. Pour la première fois en sept participations, Nadal a été poussé dans un cinquième set à Paris par l'Américain John Isner au premier tour, et ses trois...
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