« Quand le gouvernement sera formé, l'opinion saura les concessions que nous avons faites », a-t-il ajouté.
« Une fois le gouvernement formé, nous nous entendrons sur la déclaration ministérielle », a enchaîné le chef du Courant patriotique libre (CPL), tout en soulignant qu'il est prêt à aider au règlement de toutes les causes externes qui entravent la formation du gouvernement.
En écho à cette déclaration du général Aoun, le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a annoncé hier, dans une réunion de son parti, que « des signes positifs sont apparus sur la voie de la formation du gouvernement ». « Nous avons franchi des pas importants sur la voie du rapprochement des points de vue entre les nouveaux alliés, et nous avons bon espoir que ce processus avancera et que les quelques obstacles restants seront aplanis, en prévision de la formation du gouvernement. Nous n'épargnerons aucun effort à cette fin », a-t-il conclu.
La hiérarchie
Sur un autre plan, le général Aoun s'est plaint de l'effondrement de la hiérarchie de l'État, affirmant que cette structure pyramidale était désormais « aussi plate qu'une dalle » et se plaignant en particulier du fait que des directeurs généraux soient placés au même niveau que les ministres. Il a affirmé que le CPL s'emploierait à reformer cette pyramide, « sans laquelle l'exercice du pouvoir est impossible ».
Michel Aoun a ensuite prié le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, de faire part à l'opinion de la sanction qui sera prise contre le général Achraf Rifi, conformément aux directives du président Sleiman, après que ce dernier eut désobéi au ministre de l'Intérieur. Il l'a exhorté à ne pas faire traîner les choses, « comme cela est arrivé dans l'affaire des faux témoins ».
Le général Aoun a par ailleurs demandé à l'ambassadrice des États-Unis de respecter son statut de diplomate, conformément à l'accord de Vienne. Il lui a reproché d'avoir rencontré le général Rifi, alors que ce dernier n'a même pas le droit de rencontrer le chef de l'État, s'il n'est pas accompagné du ministre de l'Intérieur.
Pour finir, le général Aoun a jugé que le dîner donné par Walid Joumblatt au chef des Kataëb Amine Gemayel était « un début de virage » effectué par le premier.


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