"Il n'y aucun membre de l'organisation d'el-Qaëda en Egypte. Ce qui a été dit récemment, que le groupe est dans le Sinaï, est sans fondement", a déclaré le chef de la sécurité nationale égyptienne, Hamed Abdallah, à l'agence officielle Mena.
Il a ajouté que son agence -- qui a remplacé la sûreté de l'Etat après la révolte populaire ayant entraîné en février la chute du président Hosni Moubarak -- coopérait "avec les agences locales, régionales et internationales pour protéger la sécurité nationale (et) combattre le terrorisme international".
Lundi, M. Netanyahu avait déclaré que les autorités égyptiennes avaient du mal à assurer le contrôle du Sinaï et que "des groupes terroristes" en profitaient pour s'y installer.
Ces derniers mois, des inconnus ont attaqué à la bombe à deux reprises dans le Sinaï le gazoduc alimentant Israël et la Jordanie, provoquant l'arrêt des livraisons égyptiennes de gaz naturel à ses deux principaux clients régionaux.
Israël entretenait des liens étroits avec le président Moubarak, et s'inquiète désormais des orientations politiques et diplomatiques de la nouvelle direction égyptienne.
L'Etat hébreu a ainsi jugé "très problématique" la récente réouverture par Le Caire à titre permanent du terminal routier de Rafah, à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien depuis cinq ans.
Selon plusieurs ministres israéliens, cette mesure pourrait favoriser le passage d'armes au profit du Hamas, une organisation considérée comme "terroriste" par Israël, les Etats-Unis et les Européens.


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