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Couverture spéciale de la révolte au Yémen - Sur Le Terrain

Sept manifestants tués à Taëz, trêve rompue à Sanaa

Sept manifestants sont tombés mardi sous les balles de la police qui voulait empêcher tout nouveau rassemblement hostile au régime du président Ali Abdallah Saleh, à Taëz au lendemain d'un bain de sang dans cette grande ville du sud-ouest du Yémen.
A Sanaa, la trêve fragile a été rompue entre la puissante tribu des Hached et les forces loyalistes. Sept partisans du chef des Hached cheikh Sadek el-Ahmar, qui a rejoint l'opposition, sont tombés dans les combats, selon des médecins, tandis que le bilan des pertes des troupes de M. Saleh reste inconnu.
A Zinjibar, dans le sud du Yémen, des combattants présumés d'el-Qaëda ont attaqué un barrage militaire, tuant six soldats, avant de commettre un attentat suicide, dont le bilan reste inconnu pour le moment.
"Le Bureau des Nations unies aux droits de l'homme a reçu des informations, qui restent à être pleinement vérifiées, indiquant que plus de 50 personnes ont été tuées depuis dimanche à Taëz par l'armée yéménite, la Garde républicaine ainsi que d'autres éléments affiliés au gouvernement", a indiqué la commissaire Navi Pillay dans un communiqué.
Le sit-in de la "Place de la liberté" a été réprimé "à l'aide de canons à eau, de bulldozers et de balles réelles", a-t-elle ajouté ajouté, faisant également état de "centaines de blessés".
La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, s'est dite "choquée" par l'usage de la force à Taëz et a appelé le président Saleh à signer "sans délai" un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe prévoyant son départ.
"Il est temps maintenant, sans nouvelles échappatoires, de signer et de mettre en oeuvre l'offre de médiation du Conseil de coopération du Golfe (CCG)", a souligné Mme Ashton dans un communiqué.
Pour dissuader les petits groupes de se rassembler à nouveau, les forces fidèles à M. Saleh, n'ont pas hésité à tirer mardi sur des manifestants à Taëz, tuant cinq personnes, selon des sources médicales et des témoins. Deux autres personnes ont été tuées en tentant d'entrer dans Taëz pour manifester.
Selon des témoins, les forces de sécurité étaient déployées en force à Taëz, à la pointe de la contestation.
A Sanaa, les violents combats ont repris entre les forces du président Saleh et le plus puissant des chefs tribaux, après quatre jours d'un calme relatif.
Les combats se poursuivaient mardi en milieu de journée dans le quartier d'Al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, où se trouve la résidence de cheikh Sadek el-Ahmar. Le secteur était déserté et les habitants se terraient chez eux.
Les autorités ont accusé cheikh Ahmar d'avoir rompu la trêve, le site internet du ministère de la Défense affirmant que les combattants tribaux ont pris le contrôle du siège du parti du président Saleh et de celui de la compagnie des eaux.
Des sources proches de cheikh Ahmar ont accusé au contraire les autorités d'avoir repris les tirs sur la résidence du chef tribal.
Selon des témoins, une colonne de fumée noire s'est élevé de la résidence du chef tribal qui avait annoncé vendredi une trêve après quatre jours de combats qui ont fait au moins 68 morts.
Dans le sud du Yémen, six soldats ont été tués et huit blessés dans une attaque lancée par des combattants présumés d'el-Qaëda à Zinjibar, a indiqué une source des services de sécurité. Deux autres soldats blessés lundi ont succombé mardi dans un hôpital d'Aden.
En outre, une voiture piégée a explosé au passage d'un convoi militaire près de la ville, selon un responsable au sein des services de sécurité qui n'a pas fourni de bilan. Selon des témoins, l'attentat a fait "plusieurs tués et blessés, dont un haut officier de l'armée".
Avant ces attaques, le ministère de la Défense avait indiqué que 21 militaires, dont plusieurs officiers, avaient été tués à Zinjibar.
L'aviation a mené lundi des raids sur Zinjibar pour tenter d'en déloger les combattants armés qui ont pris le contrôle.
A Sanaa, la trêve fragile a été rompue entre la puissante tribu des Hached et les forces loyalistes. Sept partisans du chef des Hached cheikh Sadek el-Ahmar, qui a rejoint l'opposition, sont tombés dans les combats, selon des médecins, tandis que le bilan des pertes des troupes de M. Saleh reste inconnu.A Zinjibar, dans le sud du Yémen, des combattants présumés d'el-Qaëda ont attaqué un barrage militaire, tuant six soldats, avant de commettre un attentat suicide, dont le bilan reste inconnu pour le moment."Le Bureau des Nations unies aux droits de l'homme a reçu des informations, qui restent à être pleinement vérifiées, indiquant que plus de 50 personnes ont été tuées depuis dimanche à Taëz par l'armée yéménite, la Garde républicaine ainsi que d'autres éléments affiliés au gouvernement", a indiqué...