"Nous entretenons des relations avec l'Autorité palestinienne, si je le rencontre (à Rome) je lui parlerai et lui serrerai la main, comme cela se fait entre représentants d'entités qui entretiennent des relations amicales", a affirmé M. Peres à la radio militaire.
La radio a également évoqué la possibilité d'un "sommet" qui réunirait MM. Peres et Abbas et le vice-président américain Joe Biden.
Le président Peres a par ailleurs souligné que son voyage s'inscrivait dans le cadre des efforts déployés par les responsables israéliens pour convaincre les pays européens de s'opposer au projet de Mahmoud Abbas de demander en septembre à l'ONU de reconnaître et d'intégrer un Etat palestinien, une option qui divise la communauté internationale.
"Il y a des divergences entre pays européens. L'Europe n'est pas unie sur ce dossier. C'est pourquoi le moment est venu de tenter de l'influencer", a affirmé M. Peres. "Il est impossible de soutenir la création d'un Etat palestinien sans tenir compte des problèmes de sécurité d'Israël", a ajouté le président.
Selon lui, si les Palestiniens passent outre à l'ONU "leur initiative n'aura qu'une valeur déclarative".
Pour sa part, le chef de la diplomatie française Alain Juppé, qui a rencontré mercredi Mahmoud Abbas à Rome, doit s'entretenir jeudi avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad avant d'être reçu par le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu.
La visite de M. Juppé s'inscrit dans le cadre d'une "mission exploratoire" visant à tenter de relancer les négociations israélo-palestiniennes par le biais d'une conférence de paix à Paris.


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