"Nous sommes optimistes sur l'avenir des relations entre les deux pays", a déclaré M. Salehi lors d'une conférence sur le "réveil islamique" dans le monde arabe, selon le site de la télévision d'Etat.
"La volonté des deux pays est de renforcer les relations bilatérales, mais il y a des restrictions du côté des responsables égyptiens", a-t-il ajouté.
Le Caire et Téhéran ont commencé à évoquer, après la chute le 11 février du régime du président Hosni Moubarak, la possibilité d'une reprise de leurs relations diplomatiques rompues en 1980 pour protester contre l'accord de paix israélo-égyptien de 1979.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil al-Arabi a toutefois déclaré le 25 mai, après avoir rencontré M. Salehi en Indonésie, que la décision serait soumise Parlement, actuellement dissout en attendant des élections prévues en septembre.
"Nous espérons que dans les prochains mois, après les élections législatives en Egypte, les conditions seront plus propices à un renforcement des relations entre Téhéran et Le Caire", a déclaré M. Salehi.
"Cela peut intervenir plus rapidement si les restrictions sont levées (...) Le renforcement de nos relations aidera la paix et la stabilité régionales", a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent au lendemain de l'expulsion par l'Egypte d'un diplomate de la section d'intérêts iranienne au Caire soupçonné d'espionnage, et qui est rentré en Iran.
M. Salehi avait affirmé lundi que cette affaire était un "malentendu qui a été réglé".
Une cinquantaine d'"intellectuels, responsables religieux et jeunes révolutionnaires égyptiens", selon l'agence Isna, sont par ailleurs arrivés lundi soir à Téhéran, à l'invitation de l'Iran.
Ils participent à cette "conférence internationale sur le réveil islamique" réunissant des intellectuels d'une vingtaine de pays musulmans.

