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Liban

Peu d’échos au Liban après les accusations d’Obama contre le Hezbollah

Les graves propos tenus dimanche au sujet du Hezbollah par le président américain Barack Obama ont suscité peu de réactions directes hier au Liban, de nombreux commentateurs se contentant de réagir à la tonalité générale du discours présidentiel ou même à l'évolution globale de la politique américaine.
« L'Iran continue de soutenir le terrorisme dans la région (...) Nous continuerons à empêcher ces actions, et nous nous dresserons contre des groupes tels que le Hezbollah, lequel pratique l'assassinat politique et cherche à imposer sa volonté à coups de roquettes et de voitures piégées », avait déclaré M. Obama au détour du discours prononcé devant l'Aipac, le principal lobby pro-israélien aux États-Unis.
Le député Ali Fayad, membre du bloc du Hezbollah, a seulement implicitement évoqué les accusations du président américain contre son parti, estimant que son discours avait pour objectif de « remuer les ferments de la discorde au Liban pour l'offrir en cadeau à Israël et amener ce dernier à accepter la vision américaine à l'égard du règlement » du conflit israélo-arabe.
Tout aussi implicite, l'ancien député Ismaïl Succariyé, proche du Hezbollah, a fait valoir que le président américain a, dans son dernier discours, « joué le rôle de l'informateur qui rapporte des renseignements et lance des accusations sans même attendre la justice et ses tribunaux, pourtant à la base injustes ». Pour M. Succariyé, M. Obama est « pressé de rallumer le feu de la discorde au Liban, en Syrie et dans la région ».
Quant à l'ancien ministre Wi'am Wahhab, il a estimé que les propos de Barack Obama « sont venus confirmer des accusations déjà lancées par les Américains pour répondre à un besoin israélien ».
Du côté du 14 Mars, le député Mohammad Hajjar a commenté les propos de M. Obama en notant que les États-Unis sont « un acteur partial pour ce qui est de la sécurité d'Israël ». « Le Hezbollah est une fraction libanaise et nous devons travailler ensemble pour édifier l'avenir du Liban », a dit M. Hajjar tout en réitérant les accusations selon lesquelles le parti de Dieu a retourné ses armes vers l'intérieur libanais.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a préféré commenter la tonalité générale du discours du président Obama, affirmant que les États-Unis « continuent de regarder la région du Proche-Orient avec des yeux israéliens ».
De son côté, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a jugé les déclarations du chef de l'administration américaine « éculées ». « Notre unité et notre résistance est plus importante que tous les discours du monde », a-t-il dit.
L'ancien Premier ministre Sélim Hoss a fait valoir que « l'Amérique de M. Obama déploie tous ses efforts pour prouver qu'elle n'est pas différente de celle que nous connaissions auparavant ».
« Ce que nous voyons, c'est la politique américaine traditionnelle aux mains d'un président qui n'était pas censé être traditionnaliste », a ajouté M. Hoss.
Pour sa part, le bureau politique du parti Kataëb s'est contenté de regretter l'absence, dans le discours de M. Obama, de toute référence au droit de retour des réfugiés palestiniens.
Quant au député Nawwaf Moussaoui, l'un des ténors du Hezbollah à la Chambre, il a complètement éludé le discours présidentiel américain, ne commentant que la visite la semaine dernière à Beyrouth du secrétaire d'État adjoint, Jeffrey Feltman, visant, selon lui, à « entraîner le Liban dans la crise intérieure syrienne ».
Les graves propos tenus dimanche au sujet du Hezbollah par le président américain Barack Obama ont suscité peu de réactions directes hier au Liban, de nombreux commentateurs se contentant de réagir à la tonalité générale du discours présidentiel ou même à l'évolution globale de la politique américaine.« L'Iran continue de soutenir le terrorisme dans la région (...) Nous continuerons à empêcher ces actions, et nous nous dresserons contre des groupes tels que le Hezbollah, lequel pratique l'assassinat politique et cherche à imposer sa volonté à coups de roquettes et de voitures piégées », avait déclaré M. Obama au détour du discours prononcé devant l'Aipac, le principal lobby pro-israélien aux États-Unis.Le député Ali Fayad, membre du bloc du Hezbollah, a seulement implicitement évoqué les accusations du...
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