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Bahreïn se dit ouvert au dialogue avec l'opposition

Bahreïn a affirmé vendredi être toujours ouvert au dialogue avec l'opposition, en réponse au discours du président américain Barack Obama la veille qui avait réclamé un "vrai dialogue" dans cette petite monarchie du Golfe.
Le gouvernement bahreïni assure, dans un communiqué, que "la porte du dialogue est ouverte depuis le lancement de la Charte d'action nationale et le restera", en référence au texte ayant lancé en 2002 un processus d'ouverture politique sous la houlette du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa.
Il "espère que le dialogue verra la participation de tous pour parvenir à un consensus national à travers les institutions constitutionnelles".
Dans son discours jeudi sur les révoltes arabes, M. Obama avait réclamé un "vrai dialogue" entre le pouvoir et l'opposition.
Il avait aussi prévenu: "Les arrestations de masse et la force brute sont incompatibles avec les droits universels des citoyens bahreïnis, et de telles mesures n'arrêteront pas les demandes légitimes de réforme".
Le gouvernement a réaffirmé vendredi que "des accusations fausses" avaient été lancées contre le régime, faisant apparemment référence aux informations sur des abus pendant et après les manifestations pro-démocratie qui ont secoué ce royaume majoritairement chiite et dirigé par une dynastie sunnite.
Le royaume de Bahreïn assure que toutes les procédures "ont toujours été et seront toujours menées dans le cadre constitutionnel et légal, en accord avec les standards internationaux et en respect (...) des droits de l'Homme".
Le principal groupe de l'opposition chiite, Wefaq, s'est félicité du discours de M. Obama pour son "engagement en faveur des changements démocratiques dans la région".
"Nous soutenons son appel à un vrai dialogue entre les autorités bahreïnies et l'opposition", a ajouté Wefaq dans un communiqué, relevant avec satisfaction "son appel à la création d'un climat pour le dialogue, notamment lorsqu'il a souligné que l'on ne peut pas avoir un vrai dialogue lorsque une partie de l'opposition pacifique est en prison".
Les autorités bahreïnies, vivement critiquées par les organisations de défense des droits de l'Homme pour leur répression du mouvement de contestation dans le pays, ont annoncé la levée le 1er juin de l'état d'urgence, instauré à la mi-mars.
Pour sa part, le Premier ministre britannique David Cameron, qui recevait jeudi à Londres le prince héritier de Bahreïn, Salmane Ben Hamad Al-Khalifa, lui a instamment demandé de promouvoir "une politique de réforme plutôt que de répression", et plaidé pour "un dialogue sincère et constructif" dans ce pays du Golfe.
La vague de protestation populaire et sa répression ont fait entre la mi-février et la mi-mars 24 morts, selon Manama. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
Bahreïn a affirmé vendredi être toujours ouvert au dialogue avec l'opposition, en réponse au discours du président américain Barack Obama la veille qui avait réclamé un "vrai dialogue" dans cette petite monarchie du Golfe.Le gouvernement bahreïni assure, dans un communiqué, que "la porte du dialogue est ouverte depuis le lancement de la Charte d'action nationale et le restera", en référence au texte ayant lancé en 2002 un processus d'ouverture politique sous la houlette du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa.Il "espère que le dialogue verra la participation de tous pour parvenir à un consensus national à travers les institutions constitutionnelles".Dans son discours jeudi sur les révoltes arabes, M. Obama avait réclamé un "vrai dialogue" entre le pouvoir et l'opposition.Il avait aussi prévenu: "Les arrestations de...