"La répression s'aggrave en Syrie tandis que s'accumulent les informations sur l'existence de fosses communes et les témoignages de torture", a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point-presse.
"La répression et les arrestations arbitraires doivent cesser. L'armée doit retourner dans les casernes, les détenus d'opinion doivent être libérés, un réel dialogue politique et des réformes véritables répondant aux aspirations légitimes du peuple syrien doivent s'ouvrir. Ces mesures sont indispensables au maintien de la stabilité en Syrie et dans la région", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a précisé que "plus que jamais, la France poursuivait sa mobilisation avec ses partenaires à l'Union européenne et aux Nations unies pour dénoncer la répression et mettre les autorités syriennes face à leurs responsabilités".
A l'ONU, Paris cherche à faire adopter un texte condamnant la Syrie.
L'UE a déjà imposé des sanctions (gel des avoirs, interdiction de visas d'entrée) à 13 responsables syriens ainsi qu'un embargo sur les armes susceptibles d'être utilisées à des fins répressives. Les 27 travaillent à élargir ces sanctions au président Bachar el-Assad.
"Il est grand temps que le régime syrien et ses dirigeants entendent enfin les appels de la communauté internationale", a ajouté Bernard Valero.
Les Etats-Unis ont décidé mercredi de sanctionner directement le président Assad et six autres responsables. La Syrie a réagi en affirmant que ces sanctions n'influeraient pas sur ses décisions.
Selon des ONG et l'ONU, la répression de la contestation qui a débuté à la mi-mars a fait au moins 850 morts et entraîné plus de 8.000 arrestations.


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