"J'appelle vraiment instamment l'Iran à y repenser et à envisager de revenir à la table" des négociations, a lancé Mme Ashton à Washington, après un tête-à-tête avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Les pays du groupe des Six (ou 5+1: Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) soupçonnent Téhéran, qui dément, de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme civil.
Après de nouvelles sanctions en juin 2010, suivies de deux rencontres ratées en décembre et en janvier, les tentatives de discuter tournent au dialogue de sourds.
La République islamique a répondu début mai à une offre d'échange de combustible présentée par Mme Ashton en posant ses conditions pour une reprise des discussions. Téhéran a répété mardi que la balle était dans le camp des grandes puissances.
"J'aurais espéré une lettre plus forte et meilleure, qu'ils reconnaissent qu'ils devaient étudier très attentivement l'offre mise sur la table. Je vais répondre après avoir consulté nos partenaires", a dit Mme Ashton mardi, admettant que le courrier reçu de Téhéran n'augurait pas d'une rencontre à brève échéance.
"C'est à l'Iran de démontrer qu'il est prêt à mettre fin à ses manoeuvres dilatoires", a déclaré à ses côtés Hillary Clinton: Téhéran doit "abandonner ses conditions préalables inacceptables et commencer à répondre aux inquiétudes de la communauté internationale".
Alors que les grandes puissances veulent se concentrer sur le programme nucléaire iranien controversé, Téhéran souhaite élargir les discussions à des questions de sécurité globale, dont la possession de l'arme nucléaire par Israël ou le problème du désarmement.


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