Les militants ont été interpellés lors d'un sit-in la semaine dernière devant le siège du Majlis al-Choura, conseil consultatif, à Mascate pour réclamer la libération des protestataires arrêtés ces derniers mois, selon la pétition.
"Nous dénonçons avec force la répression et les restrictions au droit légitime de s'exprimer par des moyens pacifiques", soulignent les signataires de la pétition, exigeant la libération des militants interpellés sans préciser leur nombre.
Vendredi, un porte-parole des services de sécurité, cité par l'agence officielle Ona, avait annoncé de nouvelles arrestations à Mascate et à Salalah (sud) pour incitation aux troubles et à la sédition notamment.
Le 8 mai, la police avait fait état de plusieurs arrestations après des troubles et des actes de vandalisme dans la province de Jaalane Bani Bou Ali, dans l'est du sultanat.
Oman, un sultanat généralement paisible de la Péninsule arabique, connaît par intermittence des troubles liés à un mouvement de protestation lancé en février mais qui ne remet pas en cause l'autorité du sultan Qabous, au pouvoir depuis 1970.
Début avril, la police avait annoncé la libération d'un groupe de 57 protestataires arrêtés à Sohar, une ville industrielle du nord du sultanat, au lendemain de la mort d'un manifestant tué par la police.
Le 20 avril, les autorités avaient annoncé la libération, en vertu d'une grâce du sultan Qabous, de 234 protestataires arrêtés pour "attroupement sur la voie publique" lors des récentes manifestations.
Mais des poursuites judiciaires devraient être engagées contre d'autres manifestants, accusés d'avoir incendié des établissements publics et privés, résisté aux autorités, bloqué des routes, perturbé la circulation et humilié ou agressé des employés de l'Etat, avait indiqué l'agence Ona.
Début mars, le sultan Qabous avait procédé à un important remaniement ministériel pour répondre aux critiques des manifestants et annoncé la création prochaine de quelque 50.000 emplois.


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