Selon le quotidien El-Watan, les forces militaires effectuaient une opération de ratissage dans la zone de Berkmouch, près de Beni Yenni, à une quarantaine de kilomètres dans le sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou samedi quand ils se sont retrouvés avec les islamistes.
Il y a eu des échanges de tirs automatiques qui ont fait un mort et deux blessés dans les rangs militaires, précise de son côté le journal Liberté qui fait aussi état de blessés parmi les maquisards au vu de traces de sang laissés derrière eux lors de leur retraite.
L'opération se poursuivait dimanche encore dans la soirée avec d'importants moyens militaires acheminés dans la région.
Dans la zone de Bouira, à environ 120 km au sud-est d'Alger, ce sont deux autres islamistes qui ont été tués dimanche dans une embuscade tendue par des militaires, selon El-Watan.
La semaine dernière, le 13 mai, sept soldats avaient été tués, un est porté disparu et trois islamistes ont péri dans d'autres accrochages dans une zone située plus à l'est, en Petite Kabylie.
Les incidents de ce type sont de plus en plus fréquents dans les zones situées à l'est d'Alger et sont généralement attribuées à des islamistes qui continuent d'opérer dans le pays.
La Kabylie est également touchée par des enlèvements généralement crapuleux de civils, malgré l'arrestation il y a plusieurs semaines d'un gang de malfaiteurs spécialisés dans le kidnapping pour des rançons.
L'enlèvement d'un jeune homme mercredi dernier puis samedi d'un marbrier a mis le feu aux poudres dans la région de Tizi Ouzou, la principale ville de Kabylie à 103 km à l'est d'Alger. Un appel à la grève générale a été lancé pour mardi surtout auprès des commerçants, la principale cible, selon El-Watan.

