Ces manifestations devraient se dérouler dans un climat de vive tension, après la mort de 19 manifestants depuis mercredi, tués par les tirs des forces de sécurité et des partisans du régime.
L'armée était déployée en force à Sanaa autour des bâtiments publics, notamment aux abords de la présidence du gouvernement où la troupe avait ouvert le feu mercredi soir sur des milliers de manifestants qui s'étaient approchés de ce secteur.
Les forces fidèles au président Saleh ont également acheminé des renforts dans la rue Zoubeiri, menant au palais présidentiel, selon des témoins.
Pour sa part, le puissant général Ali Mohsen al-Ahmar, rallié aux contestataires, a déployé depuis jeudi des renforts autour de la Place du Changement à Sanaa où campent les opposants au président Saleh.
Dix-neuf manifestants hostiles au président Saleh ont été tués depuis mercredi à Sanaa, Taëz et d'autres villes du pays, des violences "fermement" condamnées par les Etats-Unis qui ont appelé à une transition "immédiate" du pouvoir.
La répression du mouvement de protestation a fait au moins 176 morts depuis fin janvier, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources médicales et de sécurité.
Les Etats-Unis ont appelé "toutes les parties à signer" le plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) "immédiatement".
Les dirigeants des monarchies du CCG ont proposé un plan de sortie de crise prévoyant la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange de son immunité, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.
Mais ce plan semble avoir peu de chances d'être appliqué, M. Saleh refusant de le signer. Le Qatar a annoncé jeudi son retrait de cette médiation en raison de la position du président yéménite.

