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Sport

Blanc n’a pas plié dans la tempête

Dédouané par la FFF et le ministère des Sports dans l'affaire des quotas, Laurent Blanc est finalement sorti indemne de la tempête la plus féroce qu'il a eu à affronter depuis sa nomination à la tête de l'équipe de France, même si ce scandale laissera forcément des traces sur la suite de son mandat.
Les embûches n'ont pas manqué sur le parcours du successeur de Raymond Domenech, obligé dès son arrivée de solder les suites du fiasco des Bleus au Mondial 2010. La suspension des « mutins de Knysna », la polémique sur les primes ou le retour du duo Ribéry-Evra ont été autant d'obstacles à surmonter, faisant parfois passer la nécessaire reconstruction et réhabilitation sportives de la sélection au second plan.
À chaque fois, Blanc s'en est sorti avec les honneurs, étouffant toutes les crises grâce à sa personnalité consensuelle et aux résultats prometteurs de l'équipe de France, en tête de son groupe qualificatif pour l'Euro 2012 et invaincue depuis sept matches.
Mais ces avanies n'étaient rien à côté de la déflagration causée par les révélations du site d'information Mediapart. Cette fois, c'est l'intégrité morale du « président », accusé d'être favorable à un projet de quotas ethniques dans les sélections de jeunes, qui a été mise en doute.
Laurent Blanc a d'abord fermement démenti avant de devoir s'excuser pour « certains termes employés », après la publication par Mediapart du verbatim de la fameuse réunion de la DTN, le 8 novembre 2010.
Très affecté par la tournure prise par les évènements, le sélectionneur s'est senti bien seul, mais n'a jamais été lâché par le monde du football ni la ministre des Sports Chantal Jouanno (« Je n'ai jamais demandé la tête de Laurent Blanc »), qui ont tous évoqué une maladresse et balayé les accusations de racisme à son égard.
Ce qu'a confirmé hier Patrick Braouezec, membre de la commission d'enquête de la FFF qui l'a lavé de tout soupçon. « Laurent Blanc nous a déclaré être en colère contre lui-même quant aux propos qu'il a tenus, ne pas concevoir qu'il ait pu les tenir, et s'être laissé déborder par l'absence de formalisme de la discussion dans un débat qui ne concernait pas sa fonction de sélectionneur », a-t-il déclaré.
Les voix discordantes de Lilian Thuram et de Patrick Vieira ont un temps brisé l'unité de la famille « France 98 », mais l'intervention de Zinédine Zidane a rétabli la balance en faveur du sélectionneur.
L'aura de Laurent Blanc tranche ainsi singulièrement avec celle de Raymond Domenech, qui, de par sa personnalité et ses résultats médiocres, a rapidement fait l'unanimité contre lui.
Tout le contraire du nouveau sélectionneur, plébiscité par une large majorité de Français (71 %) dans un sondage publié lundi, le jour de son audition par les deux commissions d'enquête de la FFF et du ministère des Sports.
Reste à évaluer les dégâts causés par cette affaire. Blanc s'expliquera vendredi au 20 heures de TF1. Cette intervention mettra-t-elle un
terme définitif à une polémique qui s'est déjà bien dégonflée ?
La tournée que doit effectuer l'équipe de France début juin en Europe de l'Est, avec trois rencontres au programme (le 3 juin au Belarus en éliminatoires de l'Euro 2012, deux amicaux en Ukraine, le 6 juin, et en Pologne, le 9 juin), sera à cet égard révélatrice.
Ce stage, censé être un moment charnière dans la vie du nouveau groupe France, risque en effet d'être pollué dans les premiers jours par l'affaire des quotas et le flegme de Blanc sera encore soumis à rude épreuve. Pour éviter de traîner cette histoire comme un boulet et de marcher sur les pas de Domenech, le sélectionneur pourra se réfugier derrière ce qui a fait jusqu'ici sa force et l'a rendu intouchable : les résultats.
Les embûches n'ont pas manqué sur le parcours du successeur de Raymond Domenech, obligé dès son arrivée de solder les suites du fiasco des Bleus au Mondial 2010. La suspension des « mutins de Knysna », la polémique sur les primes ou le retour du duo Ribéry-Evra ont été autant d'obstacles à surmonter, faisant parfois passer la nécessaire reconstruction et réhabilitation sportives de la sélection au second plan.À chaque fois, Blanc s'en est sorti avec les honneurs, étouffant toutes les crises grâce à sa personnalité consensuelle et aux résultats prometteurs de l'équipe de France, en tête de son groupe qualificatif pour l'Euro 2012 et invaincue depuis sept matches.Mais ces avanies n'étaient rien à côté de la déflagration causée par les révélations du site d'information Mediapart. Cette fois, c'est...
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