De nombreux eurodéputés l'avaient auparavant interpellée sur l'absence du président syrien Bachar el-Assad dans une première liste de sanctions européennes contre 13 responsables syriens mardi.
"Je ne manque pas d'ambition" en ce qui concerne la Syrie et "je vous assure que ma détermination est de mettre le maximum de pression politique possible sur la Syrie", a-t-elle promis.
"Nous avons commencé par treize personnes directement impliquées" dans la brutale répression des manifestations en Syrie", et "nous allons revenir sur la question cette semaine".
"Qui empêche en Europe qu'on mette Assad sur la liste? Quel sont les pays qui aujourd'hui empêchent l'UE à prendre la seule décision possible? Dites-le!", lui a lancé de son côté le chef de file des Verts, Daniel Cohn-Bendit.
"Il n'y aura une solution en Syrie que lorsque Assad aura disparu du pouvoir en Syrie et il est donc clair qu'il faut mettre Assad toute sa famille sur la liste, non pas demain, mais aujourd'hui", a-t-il estimé.
"Si c'est impossible parce qu'il faut l'unanimité, il faut dire qui empêche, il faut le dire pour qu'il y ait un vrai débat en Europe", a-t-il martelé.
Le chef du groupe libéral-démocrate, Guy Verhoftsadt, a pour sa part jugé que le fait de sanctionner 13 responsables relevait du "ridicule".
"Soyons honnêtes, la Syrie est un Tiananmen arabe" et Bachar al-Assad est actuellement "le plus brutal dictateur au monde", a-t-il insisté.
Le frère cadet du président syrien Bachar el-Assad, Maher, chef de la Garde républicaine, figure en tête de liste des 13 responsables syriens sanctionnés mardi par l'Union européenne pour leur rôle dans la répression des opposants.
Les sanctions contre les treize responsables syriens prévoient un gel de leurs avoirs et l'interdiction d'accès aux pays de l'UE. Bruxelles a également décidé le gel de sa coopération et un embargo sur les armes.
Il y a eu "beaucoup de discussions, beaucoup d'avis différents mais je ne peux pas vous donner une liste" des pays opposés à la présence de Bachar el-Assad sur la liste, a souligné Mme Ashton.
La France plaidait pour des sanctions immédiates contre le président syrien, mais, face aux réticences de certains pays, l'UE a finalement opté pour l'épargner dans l'immédiat, selon des sources diplomatiques.
Outre ce premier train de sanctions, les 27 se sont déjà entendus sur le principe de l'élaboration de mesures additionnelles et "en particulier d'examiner pleinement l'inclusion sur la liste du plus haut niveau du leadership syrien", selon un diplomate.
Selon des organisations de défense des droits de l'homme, depuis le début du mouvement de contestation, entre 600 et 700 personnes ont été tuées et au moins 8.000 personnes ont été interpellées en Syrie.


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