L'uléma Ali Fadlallah a ainsi regretté « le conflit confessionnel qui a coûté la vie à des innocents musulmans et chrétiens en Égypte, ainsi que l'agression contre l'église à Imbaba ». « L'impact de telles actions est catastrophique sur les mondes arabe et musulman, surtout que les peuples considèrent l'Égypte comme un exemple de changement après la révolution qui y a eu lieu », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « Nous savions qu'on ne permettrait pas à la révolution en Égypte de suivre une ligne rectiligne et d'imposer un nouveau programme de réformes dans toute la région. Les services secrets de l'ennemi comptent faire face à la révolution en instaurant le chaos afin de semer la confusion sur la scène interne égyptienne. »
Pour leur part, les organisations coptes au Liban ont dénoncé « l'agression contre des églises qui a fait plus de dix martyrs et des dizaines de blessés ». « Nous avons maintes fois exigé la rédaction d'un livre d'histoire égyptienne équitable qui mette en valeur le rôle des coptes dans ce pays, et qui éduque le peuple égyptien à la tolérance et à l'ouverture aux autres, poursuit le communiqué. L'ancien régime ne l'a pas fait, et nous avons souvent mis en garde contre la prédominance de mouvements extrémistes au cas où ce régime tomberait dans la rue en laissant un vide sécuritaire et institutionnel. » Ces organisations ont appelé « le conseil militaire qui gouverne en Égypte à prendre des mesures pour la protection des Égyptiens, surtout après que les coptes soient devenus une cible d'attentats répétés ».


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